Amato Bayubasire, secrétaire inter-fédéral adjoint en charge de la mobilisation à l’UNC/Sud-Kivu et élu député National à Walungu. ©Laprunellerdc.info/HDS
Ce jeudi 24 Janvier 2019, les congolais ont assisté à une cérémonie attendue depuis l’indépendance, le transfert de pouvoir entre le Président sortant et celui entrant. Une première en RDC.
Désormais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est le 5ème Président de la RDC. Et Joseph Kabila, est désormais le 1er ancien Président et sénateur à vie.
L’élection de Félix-Antoine Tshisekedi est le résultat de la coalition CACH après le désistement du Candidat Président Vital Kamerhe en faveur de ce premier.
Pour désister, la promesse était ferme: Vital Kamerhe sera nommé premier ministre.
Dans un meeting à Walungu (territoire d’origine de Kamerhe) animé par le désormais Président de la République alors candidat et son Directeur de campagne, Vital Kamerhe, la question a été posée par le public et Félix Antoine Tshisekedi avait rassuré la population, rappelle le député Amato Bayubasire.
Au Sud-Kivu, le mot d’ordre de Vital Kamerhe en faveur de son colistier a été suivi, jusqu’à faire penser à certains analystes que les voix de différence pour gagner sont venues du Sud-Kivu, ou mieux de la Base de Vital Kamerhe.
Et le Sud-Kivu attend
“Après la prestation de serment du nouveau Chef d’État, la décision la plus attendue c’est la nomination de l’Hon Vital Kamerhe comme informateur, pour identifier la majorité au parlement. A ce jour, aucun parti ou regroupement politique n’a dégagé à lui seul la majorité: FCC, LAMUKA ou CACH n’ayant pas déposé une liste des candidats à la CENI” nous dit le désormais député national élu sur la liste UNC dans la circonscription électorale de Walungu au Sud-Kivu.
Pour ce cadre de l’Union pour la Nation Congolaise, la nomination de Kamerhe est attendue pour 4 motifs.
Premièrement selon Amato Bayubasire, c’est réaliser une promesse de campagne et respecter l’accord de Nairobi. “Qu’on le nomme pour qu’il dégage la majorité, s’il échoue, ça ne sera plus de la faute du Chef de l’État, ce que je n’espère pas”, dit-il.
En deuxième lieu, pense-t-il, c’est pour “rassurer l’opinion que c’est véritablement l’opposition qui va gouverner”.
Ensuite, dit-il c’est de récompenser “après plusieurs occasions où ce digne fils du pays a été roulé, c’est depuis 2007”; et enfin, une gratitude à sa Base “qui a accepté de le suivre et ses lieutenants qui ont mouillés les maillots pour vaincre la résistance qui avait tendance à s’installer” dit Amato Bayubasire.
Pour rappel, Félix Tshisekedi remplace l’ancien président Joseph Kabila qui est à cette charge depuis 18 ans.
Adonis Lubambo






