
Dans une interview exclusive à laprunellerdc.info, Amato Bayubasire, critique sévèrement le pouvoir de Kinshasa qu’il ne trouve pas sincère et honnête pour que son parti soit encore sur la même table des discussions.
« Maintenant que nous avons cet accord, comment et pourquoi on voudrait organiser un autre dialogue alors que le premier accord n’a pas été appliqué effectivement ? », s’interroge d’emblée le mobilisateur des foules pour Vital Kamerhe au Sud-Kivu.
Avant de proposer à la direction nationale de l’UNC de ne pas accepter une quelconque proposition de dialogue par la majorité présidentielle. Les égos des uns et des autres peuvent empêcher aux Congolais d’avoir des élections.
« Je voudrai personnellement donné de proposition à la direction politique nationale de notre parti pour dire que nous ne devrions pas aller à ce dialogue. Nous devons nous préparer et apprêter pour aller aux élections ; les interlocuteurs en face ne sont pas sincères et donc ça ne sert à rien d’aller dans les dialogues où certains se voient déjà président de la transition et d’autre premier ministre de la transition sans tenir compte que les amis en face ne vont pas vous laisser la possibilité. Vous serez déjà dans un dialogue où ils vont dire nous voici dedans on fait toujours des arrangements particulier et dans lesquels notre population ne se retrouve pas. Je crois que nous ne serons pas concernés par un quelconque autre dialogue. Je le répète, le partenaire en face, la majorité présidentielle et son autorité morale, ne sont pas honnêtes et ne sont pas sincères. Vous êtes en train de signer un accord, ils pensent à autre chose ».
Amato Bayubasire s’étonne que ce soit dans le rang de certains opposants que vienne l’idée d’un autre dialogue ou de transition. Il dit « décourager » le comportement de certains de ses collègues opposants qu’il n’a pas cité nommément qui « négocient en catimini » pour un autre dialogue oubliant selon lui la question des élections.
« Ce qui me choque personnellement c’est de constater que c’est dans le rang de l’opposition que vient la proposition du genre, une transition au-delà du 31 décembre 2017 au lieu d’exiger que ça soit des élections, on commence à donner des propositions du genre transition. On commence à donner les idées du genre dialogue. Nous apprenons même qu’il y a des opposant qui négocient en catimini, en coulisse avec la majorité présidentielle .Je voudrai décourager ce genre de comportement. Il ne faut pas ouvrir la porte encore une fois à la majorité pour qu’elle arrive à obtenir une année ou bien jusque deux ans. Parce qu’il ne faut même pas être intimidé et suivre la proposition du genre le président Kabila lui-même sera au dialogue. Tout ça c’est des tromperies ou peut être des stratégies qu’il a montées ».
Amato Bayubasire soutient également la création d’un front anti referendum par la jeunesse de son parti à Kinshasa pour barrer la route à toutes les tentatives d’organisation d’un nouveau référendum pour laisser le président Kabila au pouvoir et promet de mobiliser le Sud-Kivu.
« Je voudrai soutenir la proposition des jeunes de l’UNC à Kinshasa qui a créé un front contre ce référendum .Le Sud –Kivu emboîtera le pas pour barrer la route à ces genres de proposition. Nous mobiliserons notre population et, nous disons que nous ne voulons pas un autre dialogue.la population congolaise voulait voir le président Kabila faire une remise et reprise avec un autre chef de l’état élu et qu’il parte au sénat calmement. Nous, derrière l’honorable Vital Kamerhe, nous soutenons les élections dans le délai convenu par l’accord du 31 décembre ».
Ce fidèle parmi les fidèles de Kamerhe, précise également que son parti l’UNC n’aura pas peur d’être isolé par d’autres s’il ne participe pas à ces probables négociations.
« Nous n’avons pas peur de nous faire isoler parce que notre président prend courageusement les décisions et n’a pas besoin de se sentir ni isolé ni dans l’ensemble. Il prend toujours des décisions dans le sens de l’intérêt de la population ».
Pour rappel, Les rumeurs ont fait état d’un troisième dialogue entre les forces politiques congolaises à Brazzaville sous l’égide du président Sassou Nguesso. Dans un communiqué de presse de ce jeudi 14 septembre, le Rassemblement dirigé par le tandem Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi a dit tout ignorer de l’organisation et de la tenue d’un troisième dialogue. Pour cette plateforme de l’opposition, Joseph Kabila, n’est plus un interlocuteur crédible pour avoir sabordé l’accord de la Saint Sylvestre. Le Rassemblement, conformément à sa feuille de route adoptée lors de son dernier conclave, considère le 31 décembre comme la ligne rouge à ne pas franchir.
Honneur-David Safari






