La République Démocratique du Congo (RDC) et l’Angola ont connus plus de 10.197 incendies sur une période de deux jours de la semaine passé, indique l’agence Bloomberg cité par la BBC.
Selon cette agence, la RDC a connu 3395 incendies contre 6902 pour l’Angola. Ce qui lui fait dire que ceux de l’Angola sont trois fois plus que ceux du Brésil qui sont de 2127.
Disons que ça fait une semaine que le Brésil connaît un incendie grave qui dévaste la forêt amazonienne. La gravité de cet incendie a provoqué un tollé mondial et a poussé certaines personnes à se demander comment cela se compare au reste du monde.
Selon les informations de la NASA, une agence américaine d’observation de l’espace, les incendies en Afrique centrale sont beaucoup plus intenses qu’au Brésil, mais les célébrités et les présidents n’en parlent pas.
Les observateurs signalent des incendies similaires survenus il y a deux ans et qui, selon la Nasa, semblent avoir été allumés intentionnellement.
Il se pourrait que les agriculteurs aient coupé une partie de la végétation et mis le feu volontairement afin de défricher la terre pour planter des cultures.
La technique agricole, connue sous le nom de brûlis, est controversée car les écologistes mettent en garde qu’elle peut conduire à la déforestation, à l’érosion des sols et à une perte de biodiversité.
Mais c’est le moyen le moins cher de défricher la terre. Il a l’avantage de tuer les parasites et les cendres fournissent des nutriments pour les cultures futures. Ainsi, les brûlis restent appréciés des agriculteurs.
Ces incendies sont fréquents chaque année avant la saison des pluies, qui devrait commencer en Angola et en République démocratique du Congo au cours du prochain mois environ. Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les incendies n’ont pas attiré beaucoup d’attention.
Thomas Uzima






