des éléments FARDC dans l’opération de démantèlement des barrières à Misisi (Fizi) Photo d’illustration, Laprunellerdc.info
La Société Civile du Sud-Kivu se dit très préoccupée et suit de près la situation d’affrontements qui cause actuellement morts d’hommes, incendies et déplacement massif de la population dans les Hauts Plateaux du Sud Sud-Kivu dans un conflit intercommunautaire piloté par des groupes armés à caractère tribal.
Dans une conférence de presse organisée par cette structure citoyenne, l’avocat Patient Bashombe appelle la police et l’armée à sécuriser la population comme il le faut. Cette structure compte organiser une table ronde autour de ce conflit dans les tous prochains jours mais exige déjà la relève de tous les officiers militaires affectés dans le Sud-Sud.
«Nous exigeons aussi la relève de tous les officiers militaires affectés à Uvira, Fizi, Mwenga en commençant par le commandement secteur, des opérations et les régiments. La société Civile exige également que justice soit faite. La société civile compte organiser urgemment une table ronde autour de la problématique du conflit communautaire de Fizi» dit-il.
Notons que la semaine dernière les représentants des communautés du Sud Sud de la province du Sud-Kivu ont demandé aux groupes armés d’enterrer la hache de la haine en cultivant la paix pour le développement de ce coin du pays.
Dans ce même chapitre d’insécurité, la société civile dénonce également la présence d’autres groupes armés dans plusieurs coins de la province. C’est notamment le vagabondage des rebelles FDLR.
«On constate actuellement un mouvement inquiétant des miliciens et groupes armés notamment les FDLR au moment où la province commençait à souffler un élan de reddition des combattants armés. Curieusement, tout le monde en parle mais rien ne se fait pour stopper le mouvement des combattants étrangers sur notre sol. Venant des Hauts Plateaux, les FDLR seraient passés à Walungu, à Nindja jusqu’à Kalehe. L’armée et la Police doivent nous protéger et nous sécuriser comme il faut» , recommande Patient Bashombe, le président du Bureau de Coordination de la Société Civile.
Pour rappel, des violents affrontements opposent des groupes d’autodéfense à caractère tribal depuis quelques semaines. Plusieurs villages et ont déjà été incendiés dans ces combats. Des milliers des déplacés enregistrés dans des entités encore calmes.
Les Forces Armées de la RDC, elles, sont dans l’embarras et appellent à une solution négociée entre ces communautés qui sont les seules à ramener la paix dans cette entité.
Ces affrontements ont débuté dans les hauts plateaux de Ndondo après que les Gumino/Twirwaneho aient tués le notable de Kanihura monsieur Kawaza Nakwana.
En réaction d’autres jeunes se sont mis ensemble sous le nom des maïmaï pour combattre les Gumino. Depuis, la crise s’intensifie et les conséquences sont énormes sur terrain.






