Le président présentant son programme des 100 jours. Ph. Présidence
« Selon mes informations, il ne s’agit pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétrocommissions ». Voilà ce qu’a déclaré le président de la République, Félix Tshisekedi dans l’émission internationales de Tv5 et le journal Le Monde ce dimanche 22 septembre.
Le chef de l’Etat répondait ainsi à la question du journaliste sur l’enquête de l’inspection générale des finances sur la disparition de 15 millions de dollars du trésor public. Il a affirmé qu’il ne s’agissait pas de corruption, selon ses informations, même si bien-sur, il condamne l’acte.
«Selon mes informations, il s’agit non pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétrocommissions. Nous sommes certains que ce n’est pas de l’argent volé au Trésor. En réalité, il y a eu de la maladresse. L’inspecteur général des finances est un peu sorti de sa mission et je l’ai d’ailleurs appelé pour le lui dire, tout en l’assurant de mon soutien face aux menaces inacceptables qu’il a pu recevoir », a t-il déclaré.
A propos de la lettre de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, demandant la suspension des enquêtes de l’Inspection Générale des Finances, Félix Tshisekedi a indiqué que l’inspecteur aurait dû l’informer avant de lancer son enquête.
« Il est sous ma responsabilité. Il a agi un peu comme un procureur. Mon directeur de cabinet, contre qui je n’ai aucune preuve de sa méconduite jusque-là, a voulu le lui rappeler. Ce qui a semé cette confusion regrettable », a t-il ajouté.
Pour rappel le 31 juillet dernier, l’Inspection Générale de Finance rendait public son rapport du contrôle de paiement de pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières, indiquant que 15 millions de dollars leur étant dus n’était pas arrivés au trésor public et des institutions et personnalités avaient refusé de donner à l’Inspection des documents qu’elle requérait pour éclaircir ce qui s’était passé.
Le 17 août, le patron de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Justin Inzun Kakiak, avait ordonné à l’inspecteur général des finances d’ouvrir une seconde enquête. Il voulait que tous les décaissements de fonds du trésor public en faveur de tous les ministres du gouvernement depuis l’investiture de Félix Tshisekedi soient audités.
Le 24 août le Directeur de Cabinet du président, Vital Kamerhe, dans une correspondance enjoint à l’inspecteur de mettre fin à toutes ses missions de contrôle de la gestion des finances publiques.
Les voies se lèveront alors à Kinshasa et à travers le pays, citant le nom de Kamerhe dans le détournement de cette somme. Chose que lui-même avait tenu à éclairer lors de l’interview qu’il avait accordée à Jeune Afrique indiquant que son nom n’était pas cité dans ledit rapport.
L’intervention du chef de l’Etat sur ce dossier vient mettre fin, espérons-le, à une polémique soulevée par cette question que d’aucuns qualifiaient de cabale contre son Directeur de Cabinet et donnera le temps à la justice de faire son travail, comme le veut le président de la République.
Thomas Uzima






