
Cette activité a été organisée dans le souci d’évaluer l’applicabilité des recommandations reformulées par les femmes de la République Démocratique du Congo ; du Burundi et du Rwanda en vue de mettre à profit le travail qu’elles font et qui s’oriente dans une démarche qui contribue à la paix.
Pour Françoise Riziki, membre du COSOPAX/Bukavu, une grande évolution s’observe par rapport aux tracasseries qui étaient vécues jadis par la femme exerçant le petit commerce.
« Au Rwanda tout va déjà bien. Mais au Congo nous sommes encore victime des sur-taxations car le guichet unique n’est pas encore fonctionnel. Plusieurs services font encore payés de l’argent à l’entrée même avec des marchandises insignifiantes. L’autre problème ; quand on fait le file pour avoir de jeton ; s’il plait chacun doit se débrouiller pour s’abriter et s’ils y a un soleil accablant nous sommes contraint de supporter car on n’a pas ou s’abriter », déplore Françoise Riziki.
Même plainte pour la présidente de Cosopax, reconnaissant quand même qu’il y a des avancées.
«Pour l’instant on peut traverser la frontière avec un pagne neuf, il suffit seulement de le montrer aux agents des services douaniers. on peut désormais traverser avec un bidon de lait sans être inquiété .Du côté Rwandais le plus grand problème est celui de garder nos factures alors que nous devons traverser avec », explique Déodate Tengeneza , présidente de la Cosopax Bukavu.
Par contre pour Kiwakamorera Safya Kiyana au Rwanda, qu’il y a des plaintes des vendeurs de fretin communément appelle Sambaza qui vendent de Budike
« Ces femmes doivent donner 2000 ou 3000 franc Rwandais avant de traverser même si elles ont des petits capitaux »
Les autorités du coté Rwandais et Congolais présentes à cette activité ont promis de mettre fin à toutes ces tracasseries. Elles appellent ces femmes qui font le petit commerce transfrontalier à bien connaitre leur droit car elles se font souvent tracasser faute de manque d’information.
Cette activité a eu lieu ce mercredi 18 octobre 2017 au centre diocésain pastoral « Incuti » dans le diocèse de Cyangugu au Rwanda avec l’appui de la commission diocésaine justice et paix « CDJP ».
Honneur-David Safari










