Arrivé à Bukavu, le professeur Mbonekube dénonce une « justice de la honte » | La PrunelleRDC

Le professeur Michel Mbonekube dénonce la “détention  arbitraire” dont il a été victime 6 années durant sans être entendu. C’était à l’occasion de son arrivée à Bukavu  via le port Ihusi  ce samedi 10 février 2018 quelques jours après leur libération par le ministère de la justice de la RDC.

Accueillis par une foule immense, Bagayamukze Taji ,et le professeur Michel Mbonekube ont exprimé leurs joie et  gratitude  à la population de Bukavu pour la prière et la plaidoirie qu’elle a faite afin qu’ils soient libres

Pour Michel, la justice congolaise “est une justice de la honte” et partiale car les détenus ne sont pas traités d’une manière égale, il dénonce le fait qu’ il a fait tout ce temps en prison sans comparaître devant les juges.

« Je suis très émerveillé j’exprime une grande joie, je remercie le seigneur Dieu qui a rendu possible ce jours .Six années de séquestration sans procès  c’est dommage. Lumumba disait en 1960 ; nous avons connus une justice à double vitesse, la justice n’était pas la même, d’un coté il avait les blancs et de l’autre coté, il y avait des noirs .Et il dit que c’était accomodite pour la blancs et cruelle pour les noirs, 6 ans sans jugement, sans procès, sans être déféré devant un juge je regrette avec la justice de mon pays  » argue le professeur d’université Michel Mbonekube à son arrivée dans son Bukavu natal .

Devant les membres de la société civile de Bukavu, le professeur a expliqué  « le déluge » qu’ils ont traversé à la prison de Makala. Pour lui ; il est sorti de la prison par la grâce de Dieu. Il affirme qu’il était malade  sans être soigné.  Il explique comment en voyant ses enfants, il n’a pas su les reconnaitre.

« Notre libération est un miracle, nous avons été amnistié depuis  février 2014, on avait déjà désespérer. On avait libérer plusieurs détenus mais nous on nous retenu alors qu’on ne savait même pas pourquoi on était emprisonné, si nous sommes là aujourd’hui c’est grâce à vos prières» dit-il avec une grande émotion.

Le professeur Michel  dénonce le fait que pendant ces six ans d’emprisonnement, il ne touchait pas son salaire alors que professeur d’université. Il déplore aussi « la saisie illégale » de son université. Par la même occasion, il a condamné en effet l’action du ministre de la justice qui a écrit qu’il n était pas protégé par la loi de son Pays par l’article 12 de la constitution lors de la saisie de son institution.

Pour rappel, le ministre de la Justice Alexis Ntambwe Mwamba a signé vendredi 26 janvier dernier  un arrêté qui consacre la libération de dix prisonniers condamnés pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques.

Parmi ces personnes ayant “signé les actes d’engagement” figuraient en tête de liste Gustave Bagayamukwe, ancien président de l’association pour la défense des intérêts de la ville de Bukavu (ADIB)  Accusé des faits insurrectionnels, il avait été arrêté à Uvira (Sud-Kivu) en février 2013 et transféré à Kinshasa.  Bagus est bénéficiaire de la loi d’amnistie du 11 février 2014 et devrait déjà recouvrer la liberté depuis des années.

Jonas Kasula Arsène

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