
Les changeurs de monnaie de Bukavu peuvent à nouveau faire leur travail sur les principales places publiques de la ville. C’est une annonce du président du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu au sortir d’une rencontre de plaidoyer chez le nouveau commissaire provincial de la police nationale congolaise ce mercredi 26 Juillet 2017.
En plus de cette mesure, Patient Bashombe révèle que sa structure a reçu une assurance du Général Louis-Segond Karawa de désaffecter dès la semaine prochaine le poste de la police se trouvant à Nyawera en commune d’Ibanda pour permettre aux motards, vendeuses et les citoyens lambda de vaquer librement aux occupations quotidiennes . Des policiers à ce poste et accusés de graves violations des droits de l’homme par les organisations de la société civile.
« C’était vraiment un échange fructueux ,parce que nous venons d’obtenir de lui que les cambistes commencent à travailler sans problème que ça soit au niveau de Nyawera ou au niveau de la place de l’indépendance ,ça c’est vraiment quelque chose de très important et que nous avons loué ; nous venons aussi d’obtenir que la police qui se trouve au niveau de Nyawera puisse sortir et toutes les tracasseries contre les paisibles citoyens ,contre les mamans vendeuses ou les motards ont été passées en revue et nous avons démontré que les policiers ne devraient pas violer les droits de l’homme jusqu’à ce point et je trouve que le général a été de notre côté… », a annoncé Patient Bashombe à laprunellerdc.info
Pour patient Bashombe le bureau de coordination de la société civile fera tout pour sensibiliser les citoyens et vendeurs à la bonne citoyenneté pour qu’ils effectuent leur travail dans les installations du marché et que les autres cessent d’envahir la chaussé. Ils promettent aussi d’accompagner avec détermination le nouveau commissaire de la police du Sud-Kivu.
« Le commissaire promet de collaborer avec les structures et organisations de la SOCIV dans la recherche de la sécurité en province. Nous nous réjouissons aussi du fait que le commissaire principal a promis l’encadrer les manifestants chaque fois que le besoin se fera sentir mais dans le strict respect de la loi » a écrit Zozo Sakali, acteur de la société civile et membre du mouvement citoyen réveil des indignés et qui faisait partie de la délégation.
Du côté de la PNC, aucune communication n’est encore faite par rapport à cela .L’attachée de presse à la Police au Sud-Kivu ,Linda Marhegane, dit ne pas être en mesure de confirmer cette promesse du commissaire provincial et s’est contentée à annoncer la visite de ces acteurs de la société civile et la promesse de collaboration avec la police en attendant une « communication officielle ».
« Le Bureau de coordination de la société civile promet d’accompagner le commissariat provincial de la police dans sa mission de sécuriser la population et ses biens. L’engagement a été pris au cours d’une audience que le commissaire provincial de la police, le Général LOUIS SECOND KARAWA a accordée au président de la société civile du sud- kivu Maître PATIENT BASHOMBE, accompagné de quelques membres de son Bureau. Pour Patient Bashombe, sa structure va collaborer étroitement avec la police en faisant des propositions en vue d’améliorer le travail, mais aussi renforcer la relation entre la police et la population. Patient Bashombe demande aux habitants de Bukavu de dénoncer a travers son Bureau, tout policier qui affichera un comportement allant à l’encontre de son devoir, celui de protéger la population et ses biens.Le président de la société civile au sud-kivu a insisté sur une franche collaboration entre la police et la population » , peut-on lire dans une dépêche de Linda Marhegane.
Depuis bientôt deux mois, les changeurs de monnaie ont été chassé de leurs lieu de travail sur les grandes places publiques par l’ancien commissaire Jonas Kanakange. Lui et le conseil de sécurité urbain justifiaient cette mesure par le souci d’assurer la sécurité à cette catégorie des personnes victimes d’assassinats par des personnes armées. Un appel à créer des bureaux de change a été lancé mais les concernés disent ne pas être à même de passer à cette étape car cela exige des moyens colossaux.
Honneur-David Safari






