
Améliorer significativement la collaboration entre les autorités locales et les acteurs de paix non-étatiques pour relever les défis de paix dans la province du Sud-Kivu, était l’objectif d’une série d’activités organisées ce jeudi 21 septembre 2017, par le Réseau congolais des artisans de la paix, en partenariat avec International Alert et Life and Peace Institute, à l’occasion de la journée Internationale de la Paix à Bukavu.
La série d’activités s’est clôturée par une table ronde réunissant les divers acteurs de la société civile et les organisations étatiques dans la salle de conférences de l’Hôtel Mont Kahuzi.
La journée du 21 septembre 2017 s’est célébrée cette année sous le thème « Ensemble pour la paix, la dignité et sécurité pour tous ». Au regard de ce thème, les acteurs et les partenaires de transformation des conflits et de consolidation de la paix de la province du Sud-Kivu ont fait une analyse de la situation qui prévaut dans la province. A cette occasion, ces acteurs ont souligné quelques faits saillants qui affectent la paix et la stabilité durables dans la province.
Le ministre provincial du plan, Muller Ruhimbika, affirme que la responsabilité de la situation de non-paix en RDC et particulièrement en province Sud-Kivu est partagée entre tous les acteurs tant politiques que de la société civile.
« Le changement, c’est d’abord nous. Si nous changeons, nous pouvons demander aux autres de changer », disait monsieur Muller au cours de son allocution circonstancielle dans ces assises.
Le ministre qui se déclare militant du changement a montré, à la même occasion, qu’il n’est pas possible d’organiser les élections dans un pays où il n’y a pas de paix.
Pour Maître Patient Bashombe, président du bureau de coordination de la société civile et un des intervenants du jour, cette table ronde a été d’une grande importance car elle a permis aux divers acteurs de s’asseoir ensemble pour pouvoir discuter de cette denrée de grande nécessité qu’est la paix.
«Nous devons tous ensemble nous unir pour chercher et construire la paix dans notre province du Sud-Kivu. C’est une belle opportunité pour tous les acteurs étatiques et de la société civile en vue de pouvoir regarder dans la même direction pour la paix », a dit monsieur Patient Bashombe au sortir de la table ronde.
Il a ne pouvait, cependant, pas ne pas afficher son opposition face à l’opinion du ministre Muller Ruhimbika face à l’organisation des élections.
« Nous croyons aux élections ; les élections sont une vertu dans la démocratie, et c’est parmi les piliers de la démocratie. Elles vont nous amener à pérenniser notre paix, parce que, les élections c’est une forme de guerre civilisée »
Cet atelier venait ainsi conclure une série d’activités s’étant étendues sur deux jours, soit le mercredi 20 septembre 2017 et le jeudi 21 septembre 2017 ; l’une des grandes activités de ce jeudi, la marche pour la paix ayant été interdite par les autorités urbaines.
John Achiza






