Grève des agents de la province du Sud-Kivu: Et si chacun cherchait son compte? – La PrunelleRDC.info

Ces deux agents qui disent avoir le droit d’arrêter ce mouvement entant qu’initiateurs, justifient ce geste par la présence d’un interlocuteur valable à la tête de la province.

Pour eux, il n’y a plus de raison de rester à l’assemblée provinciale.

« Ce jour, nous demandons à tous les personnels en camping à l’assemblée provinciale de regagner leur poste de service et qu’un dialogue social sera ouvert avec le nouveau gouverneur élu pour résoudre la question », dit le communiqué.

Ils avertissent que les contrevenants « se rendront responsables de leurs agissements ».

Mais cette décision est considérée comme un coup d’épée dans l’eau par d’autres grévistes. Puisque argumente-t-on de ce côté-là, Wanduma et Habibu ne parlent plus au nom de ceux qui sont en sit-in. Richard Cirhuza qui est l’un des communicateurs croit que Wanduma et son colistier n’ont aucun agent de la province derrière eux. Cirhuza est formel : La grève est là mais juste un service minimum tel que demandé par Nyamugabo.

D’autres sources à la direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes, Dpmer font état d’une reprise totale de service et non partielle comme annoncée dans leur communiqué.

Un cadre qui a requis l’anonymat parle d’un « cadeau offert à son excellence monsieur le gouverneur » qui les a écouté,  rassurant que la décision est de mettre totalement fin à cette grève car rien ne sert à offrir seulement un service minimum.

Qui faudra-t-il croire dans cette situation ? La question reste posée .

Ce manque d’unanimité dans le chef des grévistes, agents de la province était prévisible commente un acteur politique du Sud-Kivu. Pour lui, il est évident qu’à l’heure où un nouveau gouverneur est élu au Sud-Kivu, la lutte de positionnement doit commencer.

Cet acteur politique qui se dit « grand observateur » de la vie sociale et politique du Sud-Kivu, constate qu’en ce moment, le personnel politique est dans l’incertitude et chacun cherche « à faire des beaux yeux » à Claude Nyamugabo pour qu’il revienne dans l’équipe.

Même s’il estime que cela est normal, il fustige cependant le fait que cette tentative de récupération par les uns et les autres ne soit bénéfique à tout le monde.

« Certes qu’on ne récupérera pas tout le monde et ceux qui veulent politiser cette affaire vont enfoncer les autres qui ne seront pas repris par le nouvel exécutif provincial dans un gouffre, car, ils ne seront nulle part et n’auront certainement rien avec cette allure .mais les agents et cadres de la DPMER et du CPIF n’ont rien à craindre en ce moment car il est facile de remplacer le personnel politique qu’administratif ».

Pour l’instant, les uns et les autres sont dans une guerre de communication espérant comme à l’accoutumée attirer l’attention du nouveau boss qui est certainement à la quête des hommes et femmes rares qui gouverneront à la destinée de la très politique province du Sud-Kivu.

Adonis Lubambo

Meet The Team

We cover local stories & reporting on global events. We are three musketeers of media work in tight-knit harmony to bring you news that resonates.

Recent Posts

Advertisement