Au centre de Walungu dans la chefferie de Ngweshe. Ph. Laprunellerdc.Info

C’est une affaire qui crée un tollé dans la collectivité chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu au Sud-Kivu.
Un malade a trouvé la mort dans un dispensaire, ce mercredi 20 novembre après que le médecin chef de zone ait arrêté brusquement son traitement, selon plusieurs témoins.
L’événement s’est produit à Bulwi dans le territoire de Walungu, quand Ghislain Kasongo, médecin chef de zone, est arrivé pour dit-il, fermer le dispensaire en question qu’il accuse de ne pas être viable.
Après avoir arrêté le personnel soignant qu’il aurait envoyé au bureau de l’Agence Nationale de renseignement (ANR), il aurait ensuite arracher les perfusions que prenaient les malades
L’un des malades, Mubalama Chentwali, habitant d’Ifuna, est succombé suite à l’hémorragie causée par le retrait de sérum vu son âge avancé.
Son corps est resté sur le lieu toute la nuit et ce n’est que ce jeudi 21 novembre qu’il a été enterré sur autorisation du procureur près le tribunal de paix de Walungu qui est arrivé sur le lieu.
C’est de l’intox, répond Ghislain Kasongo
Contacté par Laprunellerdc.info, le médecin incriminé rejette toutes ces accusations et parle de l’ “intox”.
“Un Médecin ne peut pas faire cela sinon sauver les vies humaines, c’est de l’intox. Donc le médecin et l’infirmier au même moment ont tué ? Je vous informe qu’un médecin chef de zone n’a pas mandat de fermer une structure mais il fait une proposition de fermeture aux instances habilitées et quand on ne détient pas les vraies informations, on les cherche et non dans les réseaux sociaux » répond Ghislain Kasongo à Laprunellerdc.info.
Le médecin n’a toutefois souhaité répondre s’il est descendu sur le lieu ou non.
Sur place à Walungu, des sources concordantes rapportent qu’un communiqué annonçant la fermeture de ces centres de santé ou officines qualifiées de non-viables avait déjà circulé.
En attendant, la famille de la victime a introduit une plainte contre le médecin Chef de zone et le responsable du dispensaire.
Elle demande qu’une enquête soit diligentée pour situer les responsabilités afin que justice lui soit rendue. Une enquête que le procureur a ouverte avant l’enterrement du corps.
Thomas Uzima







