

Les jeunes ont barricadé toutes les entrées de Panzi ou ils ont brulés des pneus pour protester contre la visite d’hommes en armes dans plusieurs familles de ces quartiers. Ces habitants accusent certains éléments indisciplinés de la police d’être parmi ceux qui sont venus voler dans leurs quartiers.
Le président des jeunes patrouilleurs du quartier Cahi, monsieur Christian Fikiri Hamuli renseigne qu’ils ont réussi à arracher des mains de ces éléments deux armes à feu, des tenues militaires et policières et des cartes de service qui prouvent bien que ce sont ces éléments qui ont opéré dans son quartier. En plus de cela ces jeunes, ont gardé les clés de la jeep de la police qu’ils suspectent d’avoir fait partie de l’opération. Pour lui, il n’est pas question de remettre ces armes entre les mains de n’importe qui sans rencontrer le maire de Bukavu et le commissaire provincial de la police.
La question c’est celle de savoir si les habitants ont confondu la police qui était censée la protéger et les bandits. Pour le président des patrouilleurs, il n’y a eu aucune confusion car dans leurs mallettes, il y avait même des cagoules qu’utilisent les voleurs.
Le commissaire provincial de la police nationale Congolaise reconnait que des effets des policiers ont été retrouvés mai il est trop tôt de dire si ce sont des vrais policiers.
« On va continuer à sécuriser Cahi parce que nous remarquons que les éléments sur les quels la population a mis la main, c’était des gens qui étaient en tenue de police et des militaires, nous ne savons pas encore mais l’enquête doit déterminer si ce sont des vrais policiers ou des vrais militaires. », a dit Louis Segond Karawa.
En petits groupes, ces jeunes étaient présents à l’essence Major Vangu vers chez Ishega, à la paroisse catholique de Cahi ou encore sur toute la route Mukonzi où les affrontements avec les agents de l’ordre ont commencé depuis la matinée de ce lundi. La police qui peine à maitriser ces manifestants recourt en ce moment aux tirs à balles réelles les pourchasse dans tous les retranchements.
Des dégâts déjà signalés
Du côté de la population on parle d’un jeune élève de 13 ans qui aurait reçu une balle perdue dans la foulée de ces affrontements. Un policier aussi serait mort de suite de ces échauffourées. On signale aussi plusieurs blessés même si les sociétés civiles locales disent n’est pas être en mesure de donner le nombre exact. Plusieurs postes de police et des bureaux des quartiers déjà brulés par la population en colère dans les quartiers Panzi et Cahi
Une réunion urgente avec la société civile et des décisions
Le commissaire provincial de la police nationale congolaise qui a tenu à s’enquérir de la situation sur terrain appelle la population au calme et à vaquer librement à leurs occupations.
Louis Segond Karawa, a au cours d’une réunion avec les membres du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu et ceux des sociétés civiles de l’axe Panzi et Cahi promis de remplacer le commandement de la police à Cahi notamment avant de prendre d’autres mesures au cours de la réunion avec ces structures à 14 heures locales. Une décision applaudit par les concernés mais qui souhaitent également que l’armée remplace ses éléments présents dans cette partie. A suivre le soir
Honneur-David Safari







