Le député national Amato Bayubasire, élu du territoire de Walungu au Sud-Kivu
Les sanctions américaines contre six personnalités congolaises sont inopportunes en ce moment, selon le député national (UNC) Amato Bayubasire Mirindi.
Pour Amato Bayubasire, les Etats-Unis qui ont fait pression pour que le Congo ait des élections, doivent l’aider à se reconstruire. Il constate par ailleurs que c’est une contradiction de sanctionner l’organisateur des élections alors que le même pays s’est félicité de l’alternance démocratique en RDC.
« Quel est l’opportunité de ces sanctions ? Le candidat des USA n’a pas été proclamé ? Pourtant, nous venons de suivre l’envoyé spécial des USA à la RTNC se féliciter de l’alternance obtenue en RDC, pour quoi alors en sanctionner l’ouvrier ? En interne, ces sanctions n’emballent même pas l’opinion. C’est une distraction pure. Que l’on ne se concentre à l’essentiel. « Cette fois, rien ne justifie les sanctions américaines contre Naanga, Basengezi, Lwamba et cie ».Les USA nous ont aidés à faire pression sur la CENI en 2016, nous avons eu le calendrier, maintenant que nous avons eu les élections, ils doivent nous soutenir pour la reconstruction du pays. Ces sanctions risquent de renforcer le sentiment souverainiste, y compris dans le chef de nous qui n’y croyons pas pour protéger nos compatriotes. Est-ce que les congolais auraient cru en l’élection du Président Trump ? Mais, il est le Président des américains dégagé par leurs élections. Les congolais sont tournés vers l’essentiel, goûter aux délices de l’alternance après 18 ans plus 32 ans des souffrances. Aucune distraction n’est permise », tranche Amato Bayubasire
Celui-ci critique par ailleurs la tactique de l’opposition de l’époque (y compris son parti) en refusant la machine à voter dès le départ. Une machine qui a été un bon outil et à l’actif des acteurs sanctionnés à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)
« Nous sommes allés aux élections, avec la machine à voter, si celle-ci avait été décriée au départ par l’opposition, dont moi-même, je constate qu’au lendemain des élections, l’essentiel des partis politiques y compris de l’opposition, avons apprécié cet outil. À Walungu, même les vielles personnes me racontaient qu’elles ont voté pour moi, qu’elles m’ont vue, ont reconnu ma figure. D’autres reconnaissaient le Président Tshisekedi qu’elles ont vu de passage à Mugogo et Walungu. Dénoncer la machine, était même une mauvaise tactique pour l’opposition, nous devrions d’ailleurs sensibiliser notre population, électrice, à s’habituer à cet outil. À suivre sérieusement, Même la frange de l’opposition qui conteste les résultats ne dénonce pas la machine » dit-il.
Plusieurs personnalités congolaises viennent de s’ajouter au nombre des personnalités sous sanctions des États-Unis. Une annonce faite ce vendredi 22 février 2019 par les autorités américaines.
Il s’agit de Corneille Nangaa président de la CENI son vice-président Norbert Basengezi Katintima. Sur la liste s’ajoutent Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller de Corneille Naanga, Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et Benoit Lwamba, président de la Cour constitutionnelle.
Les États-Unis accusent ces personnes de s’être « enrichies par la corruption ou ont dirigé ou supervisé des actes de violence à l’encontre de personnes qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d’expression ou en raison de leur implication dans une corruption importante liée au processus électoral« .






