L’activiste de droits de l’homme Robert Njangala et Coordonnateur de Sajecek Forces Vives.

53 personnes tuées, 139 maisons attaquées et 82 cas d’enlèvements c’est en tout cas le bilan de l’insécurité dans la province du Sud-Kivu que dresse l’organisation Sajecek Forces vives dans son bulletin surprise rendu public ce lundi 5 mars 2018.
Comparativement au mois de Janvier passé où la province a enregistré 37 cas de tueries et 86 maisons attaquées, le mois de Février 2018 a connu une hausse sensible de l’insécurité rapporte la Synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique et électorale et la promotion des droits de l’homme au Sud-Kivu.
Dans ce bilan, l’organisation recense 82 cas d’enlèvements dont 2 à Bukavu, 1 à Uvira et 79 à Shabunda.
La justice populaire en a emporté 8 dont Cinq à Bukavu, 1 à Kabare, 1 à Walungu et 2 à Mwenga.
15 personnes ont été tuées à Bukavu, 11 à Walungu, 11 à Kabare, 10 à Uvira, 4 à Fizi et deux à Kalehe.
Selon toujours l’organisation Sajecek Forces vives, 65 maisons et véhicules ont été attaqués à Bukavu, 12 à Kabare, 31 à Walungu, 7 à Uvira, 3 à Shabunda, 3 à Fizi et 18 à Kalehe.
« Rien ne peut justifier l’inaction des autorités par rapport à toutes les tueries que la province est entrain de connaître actuellement. L’important n’est pas de chanter avec pompe –Tujikinge- mais plutôt d’arriver à protéger efficacement la population en entreprenant des actions concrètes et solides afin d’empêcher toutes ces tueries » dit le mouvement Sajecek qui interpelle l’autorité publique. Ces tueries à grande échelle démontrent bien que la province n’est pas gouvernée » dit l’organisation.
La province du Sud-Kivu métamorphosée en «abattoir humains» conclut l’organisation qui se demande si la vie humaine a une valeur aux yeux des autorités de la province.
Adonis Lubambo







