Agression des journalistes à Bukavu: les DDH vont porter plainte contre l’officier FARDC après l’expiration de l’ultimatum de l’UNPC – La PrunelleRDC.info

Le comité provincial de suivi de l’application de l’édit portant protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes se joint à l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC section du Sud-Kivu pour condamner l’agression de deux journalistes, Ghislain Watongoka de la RTNK et Ronely Ntibonera de la Radio Svein.  

Au cours d’un point de presse tenu au Quartier Général de Monusco à Muhumba, le comité est formel : passé le délai de 72 heures accordé au capitaine FARDC par l’UNPC, pour présenter ses excuses, il va accompagner les journalistes à porter plainte et à user d’autres mécanismes pour que ceux-ci soient rétablis dans leurs droits.  

« Le comité a suivi avec consternation la séquestration de deux journalistes. Le comité est très indigné et nous ne concevons pas, en un seul moment que le gouvernement congolais puisse rester inactif. L’UNPC a lancé un ultimatum de 72 heures, et si d’ici 72 heures, effectivement on n’a pas obtenu ce qui est requis, les défenseurs des droits de l’homme ont décidé de  se joindre à la communauté journalistique et nous allons travailler avec les avocats qui sont voués et engagés à la cause, pour déposer une plainte en bonne et due forme et d’autres actions devront suivre parce que nous devons arriver à décourager ces  genres d’actes qui sont qualifiés de barbares. La torture est interdite, le traitement cruel inhumain est interdit par la constitution congolaise, les instruments juridiques régionaux et internationaux » dit Me Justin Bahirwe, membre de ce comité.

Celui-ci rappelle que la RDC étant au conseil des droits de l’homme de l’ONU doit être un modèle en matière de respect des droits humains. Autant les autres couches de la population font leur travail, autant le journaliste fait le sien car protégé par les instruments juridiques nationaux et internationaux et devrait être respecté comme tel,  rappelle Me Justin Bahirwe.                                                  

 « Autant que le gouverneur de province peut se lever et se retrouver entrain de superviser ses chantiers, autant qu’un ministre peut se réveiller et se diriger à son cabinet de service, autant qu’un commandant de la police peut se réveiller et se diriger à son bureau, autant qu’un agent de renseignement peut se réveiller et circuler dans la ville à la recherche des informations suspectes qui mettent en péril la sécurité de notre pays, autant un journaliste peut  se réveiller et se retrouver au studio de sa radio ou de sa chaine de communication, tout comme il peut circuler dans la ville ou en dehors pour récolte l’information. L’édit portant protection des journalistes nous garanti la liberté de la presse, des mouvements en plus de tout ce qui est contenu dans notre constitution et dans les autres  instruments juridiques nationaux et internationaux » dit-il.

Ronely Ntibonera et Ghislain Watongoka ont été interpellés, le 7 juillet 2018 à 10 heures (heure locale) par quatre agents dont deux en tenue militaire et d’autres en tenue civile, peu après avoir interviewé M. Jacques Biringanine, héritier d’une concession familiale querellée située au centre-ville de Bukavu.

Ces agents ont molesté les journalistes après avoir confisqué leur camera et téléphones portables.

Dans une déclaration rendue publique après la réunion ad hoc ce mardi 10 juillet, l’Union Nationale de la Presse du Congo, section du Sud-Kivu se déclare « indignée et consternée »  et a demandé à l’officier de présenter des excuses « solennelles » dans les 72 heures suivies d’un engagement à respecter le travail du journaliste.

Esther Kanga

Meet The Team

We cover local stories & reporting on global events. We are three musketeers of media work in tight-knit harmony to bring you news that resonates.

Recent Posts

Advertisement