Bukavu : l’argent ne doit pas passer par les mains des agents de la douane, il existe une banque à Ruzizi 1 – La PrunelleRDC.info

Désormais, les agents commis à la douane ne doivent plus percevoir les taxes des petits commerçants. Ils doivent les orienter à la succursale de la Caisse d’Epargne et de Crédit du Congo (CADECO) à la frontière Ruzizi 1er  pour rendre opérationnel le guichet unique.

Cette instruction est du ministre provincial des finances, de l’économie, commerce et industrie Marie-Jeanne Zihalirwa Barhasima au cours d’une réunion d’échange sur l’opérationnalisation  du guichet unique à la frontière Ruzizi 1. Une réunion tenue ce lundi 15 juillet 2019 dans la salle du Projet de Facilitation du Commerce dans la région des Grands-Lacs (PFCGL). L’objectif était également de discuter sur l’orientation des flux mais aussi sur la qualité des produits qui sont vendus dans la ville de Bukavu.

Une instruction soutenue par le coordonnateur du Projet de Facilitation du Commerce dans la région du Grand Lacs  »PFCGL » qui appelle les agents des services œuvrant aux frontières à ne plus percevoir de l’argent payé par  des petits commerçants transfrontaliers afin que la somme payée soit canalisée dans la caisse de l’État. Il note que les petits commerçants ont déjà totalisé un an en train de payer des taxes sans quittance ni un quelconque document qui prouve qu’ils s’acquittent de leur obligation vis-à-vis de l’Etat.

Il regrette de constater que le guichet de la CADECO  installé à la frontière Ruzizi 1 n’arrive toujours pas à satisfaire les besoins des petits commerçants qui voulaient recevoir après chaque payement, un bordereau de versement  de ce qu’ils donnent comme taxe. Il estime que ceci pourrait être la conséquence de la mauvaise volonté des certains agents aux frontières qui ne veulent pas orienter ces derniers vers ce guichet.

«Nous étions avec tous les acteurs du commerce transfrontalier aujourd’hui pour que nous puissions discuter sur l’opérationnalisation du guichet unique à la frontière parce que même si ça concerne les petits commerçants transfrontaliers, il faut que ce qu’ils vendent soit aussi tracé parce-que les commerçants ont écrit à son excellence le Gouverneur de la province (selon l’information à ma possession) qu’ils veulent avoir un guichet unique pour qu’ils puissent avoir des quittances. parce que ça fait plus d’une année qu’ils payent mais qu’ils ne reçoivent pas des quittances. Et la Cadeco existe à la frontière Ruzizi premier. Et lorsqu’on a vu la Cadeco s’installer à la frontière Ruzizi 1 tous les commerçants étaient contents de voir qu’ils vont commencer déjà à payer moyennant un bordereau de versement  de ce qu’ils payent comme taxe. Mais jusqu’aujourd’hui, la Cadeco, les commerçants transfrontaliers, et même le bureau d’information commercial se plaignent de ne pas être orienté vers la Cadeco pour payer les taxes. » explique Célestin Buchekuderhwa.

A travers leur correspondance du 10 juillet 2019, les petits commerçants transfrontaliers de Bukavu, avaient invité le gouvernement provincial, à s’impliquer dans la réglementation des trafics transfrontaliers en instaurant un guichet unique aux frontières Ruzizi 1 et 2 pour la perception des taxes avec preuve de paiement à l’appui.

Des produits qui doivent remplir la qualité et les normes

 Le coordonnateur du PFCGL indique que les produits qui traversent la frontière devraient remplir les normes et  qualités exigées et le guichet unique devrait faciliter la traçabilité. 

« Or la Cadeco devrait aussi aider le gouvernement congolais à recueillir des informations sur les statistiques des marchandises qui traversent la frontière et sur la destination. Parce que les commerçants doivent dire où est-ce qu’ils vendent ces produits » rappelle Célestin Buchekuderhwa.

Le coordonnateur du PFCGL explique par ailleurs que les produits doivent remplir les normes de qualité et les produits qui sont déjà soumis au RECOS, n’échappent pas à ces normes de qualité. «Comment les marchandises sont transportés, est-ce que l’emballage est conforme ? ».

La ministre du commerce et présidente du comité technique a insisté que les produits qui traversent la frontière ne soit pas impropres à la santé, et que tous les produits qui entrent dans la ville soient tracés.

Les participants aux assises ont aussi discuté sur la mise en application du RECOS car «jusqu’à présent ce ne sont que les produits liquides qui sont concernées » ajoute le Coordonnateur du PFCGL.

Ont participé à la rencontre : la ministre provinciale du Commerce, des agents commis à la douane, des représentants de la CADECO, des petits commerçants transfrontaliers ou encore des représentants du Projet de Facilitation du Commerce dans la région des Grands-Lacs.

Ibag Bagenda

Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes

Ça ne se passe pas tous les jours en République Démocratique du Congo. Pourtant, c’est arrivé dans la ville de Bukavu.

Le commandant 33ième région militaire (Sud-Kivu, Maniema) a ordonné l’arrestation immédiate du commandant ville des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Colonel de son état, cet officier FARDC est venu à la rescousse d’une chef de Division suspendue par le Gouverneur de Province.

Tout commence par la grogne des agents de la Division de l’urbanisme qui ont refusé à la cheffe de  division provinciale de l’urbanisme qui a dernièrement été suspendue d’accéder à son bureau situé sur avenue Nyawera en commune d’Ibanda, le matin de ce mercredi 25 septembre 2019.

Selon ces agents, c’est inconcevable qu’elle continue à poser des actes qui engagent leur division alors qu’elle a été suspendue.

Ce qui a poussé l’ancienne cheffe de division Béatrice Maroy Nsimire à faire appel au commandant ville de l’armée de Bukavu qui avec ses éléments ont tenté de bousculer ces agents qui étaient depuis tôt le matin regroupés devant le bureau de leur division.

Un acte fermement condamné par le commandant de la 33ème région militaire basée au Sud-Kivu et au Maniema, le général Akili Muhindo Mundos, qui est arrivé sur le lieu.

Celui-ci a interpellé le colonel commandant ville pour violation des consignes car, indique-t-il, en aucun cas on ne peut faire appel à l’armée pour régler des questions civiles.

Pour le numéro Un de l’armée au Sud-Kivu, aucun comportement d’indiscipline de la part des éléments FARDC ne doit être toléré.  Il met également en garde des responsables politiques et administratifs qui tentent d’utiliser l’armée pour leurs intérêts égoïstes.

Ce n’est pas la première fois que le Général Akili Muhindo dit « Mundos» impose de l’ordre au sein de ses troupes. Plusieurs officiers de l’armée ont été déjà remis à la justice pour répondre de leurs actes après des infractions commises à différents niveaux.

Cet autre officier attend donc d’être fixé sur son sort et nombreux pensent qu’il servira certainement d’exemple à ceux qui voudraient fouler au sol les lois du pays en utilisant leur influence. 

Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.

Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.

Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.

«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils

A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.

«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il

Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.

Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.

Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement en se joignant à eux.

Jean-Luc M.

OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers

La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.

Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.

Dans cette rencontre,  les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition  pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.

Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.

Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.

Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :

A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha  ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).

Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent  déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).

Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.

Eric Shukrani

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