
Trente six militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), viennent d’être libérés de la prison centrale Munzenze ce Mardi 24 septembre tard dans la soirée.
Ces derniers viennent d’être libérés après avoir passé au moins 6 jours au cachot du parquet avant d’être transférés dans la prison Munzenze où ils étaient détenus jusqu’à leur libération.
Ghislain Muhiwa, militant au sein de ce mouvement indique que malgré la libération des ses collègues qui étaient détenus, ce mouvement va continuer avec des manifestations « purement pacifiques » devant la maison Airtel jusqu’à ce que cette société respecte les accords et les conclusions pris devant les autorités.
«nous ne devons pas accepter qu’une société des privés puissent continuer à escroquer les paisibles citoyens , nous allons revenir devant les portes de la société Airtel pour le respect strict des engagements qui ont été pris en faim d’améliorer leur qualité des services et l’adapter par rapport à la vie des congolais » insiste-t-il.
Pour lui, l’intérêt général de la population congolaise devrait être vu au premier niveau par les différentes sociétés de télécommunication œuvrant en RDC
«nous sommes désolés parce que cela n’a pas été le cas , ces sociétés ne font que continuer à s’enrichir devant les citoyens congolais qui ne font que souffrir, c’est menant le temps de comprendre qu’ils n’ont pas priorisé l’intérêt de la population » ajoute Muhiwa.
La LUCHA promet de revenir le Jeudi 26 septembre pour un nouveau sit-in devant les portes de la société Airtel.
Signalons qu’à Bukavu les militants de la Lucha ont manifesté ce mardi 24 septembre devant la société Airtel pour exiger l’amélioration de la qualité des leurs services ainsi que la réduction des coûts des sévices fournis par cette même société, dans plusieurs autres provinces des manifestations se poursuivent par les militants de ce mouvement pour exiger la même cause.
Freddy RUVUNANGIZA depuis Goma
Le Gouverneur ad intérim du Sud-Kivu inaugurant l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
Ça se passe dans la ville de Bukavu. Le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu a inauguré l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
La cérémonie a eu lieu ce mercredi 25 septembre 2019 en présence de plusieurs invités.
Selon La RTNK captée ce mercredi soir, Marc Malago Kashekere s’est réjoui de l’investissement fait par un fils de la province dans son milieu.
«Vulgariser à l’extérieur et dites à vos amis que Bukavu a quelque part où on peut les accueillir» a dit le Gouverneur après la coupure du ruban.
Tollé à Bukavu
Cette inauguration a suscité des vives réactions dans l’opinion publique au Sud-Kivu. Acteurs sociaux et/ou politiques se sont plaints de l’attitude du Gouverneur qui « qui laisse le bureau pour inaugurer des ascenseurs d’un hôtel qui existe depuis 2014».
«Il y a des choses qui sont parfois ridicules. Comment un Gouverneur peut quitter le bureau avec plusieurs dossiers de la province qui l’attendent et se permettre d’aller inaugurer l’ascenseur d’un hôtel ? Est-ce qu’il comprend le sens même de sa fonction? », se demande un acteur social sur le réseau social Whatsapp.
C’est en tout cas l’étonnement devant une action qui fait plutôt rire plusieurs citoyens.
«Inauguration de l’ascenseur…quelle est cette cérémonie? Les conseillers qui sont ici, svp, mais essayez quand même de conseiller vos chefs. Le jour où on les invitera à inaugurer une piscine ou un salon vous allez les laisser faire?» s’interroge une internaute.
«Nous venons d’inaugurer le tout premier ascenseur dans la ville de Bukavu. Venez vivre l’évolution de la modernité à l’hôtel Panorama!» s’exclame un autre internaute sous un ton railleur.
Visiblement, c’est un geste qui n’a pas reçu l’assentiment de plusieurs Bukaviens qui estiment qu’il y a plus à faire pour un Gouverneur que d’aller inaugurer un ascenseur d’un hôtel alors que la grogne s’observe dans plusieurs secteurs de la vie en province.
Jean-Luc M.

Des agents de la direction provinciale du Fonds Forestier National (FFN) Sud-Kivu sont depuis ce mercredi 25 septembre en sit-in devant leur représentation provinciale, pour revendiquer le respect strict des engagements pris avec la direction nationale dans la procédure de recrutement des agents et la paie de plus de 3 ans impayés au service de la direction provinciale.
Ces agents qui sont regroupés autour du comité de suivi de régulation des engagements des agents FFN/SK disent avoir passé une période de 3 ans sans être rémunérés ou promus par leur hiérarchie.
Le président de leur comité, monsieur Frédéric Mungembe Wabulasa, qui s’est confié à notre reporter renseigne que leurs revendications portent sur le retard dans la réalisation des engagements pris compte tenu de leur durée au service du FFN.
«Nous avons été recruté en septembre 2016, et l’article 12 du statut du FFN stipule que pour les cadres de maîtrise il y a une période de 3 mois d’essai et pour les cadres d’exécution, il y a une période de 30 jours d’essai. Après cette période l’agent doit être évalué, et avant 15 jours dès l’expiration de la période d’essai, on doit notifier le concerné. Si on n’est pas notifié d’office on est engagé. Nous sommes dans le service il y a 3 ans , et nous avons une correspondance du chargé de mission qui est aussi notre Directeur Général à Kinshasa, qui a prévue une prime mensuelle pour chacun qu’on n’a jamais touché » explique Frédéric Mungembe.
Notre source précise que la goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’avènement la fois dernière des nouvelles personnes dans leur service, qui sont venues de Kinshasa avec des nouvelles fonctions sans passer par la période d’essai et qui perçoivent actuellement des primes au détriment des anciens agents légalement recrutés.
«Il y a des nouvelles personnes qui viennent, elles sont engagées avec des grades supérieurs. Elles sont payées, avec des arriérés sans avoir passé par la période d’essai, on ne sait pas sur quelle base statutaire» s’étonne notre source
Elle déplore que toutes les fois que ces agents ont écrit au DG de leur entreprise, ils n’ont jamais répondu à leurs préoccupations. C’est ce qui les a poussé à adresser un mémorandum au ministre de l’environnement qui doit interpeller le DG et instruire celui ci pour régulariser la situation de ces agents en sit-in.
Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur provincial du FFN pour donner sa version des faits mais il s’est montré très réservé à commenter cette situation
Dans l’entre temps, ces agents disent maintenir leur sit-in devant la direction provinciale jusqu’à ce qu’ils trouvent des réponses à leurs préoccupations
Bertin Bulonza
Jackson Lunanga (à gauche) et Florent Ibenge (à droite) lors d’une conférence de Presse d’avant-match. Ph. Tiers
Les léopards de la République Démocratique du Congo affrontent les Fennecs d’Algérie en Alger, et les Éléphants de la Côte d’ivoire en France, respectivement le 10 et le 14 octobre prochain pour le compte des rencontres amicaux internationales.
Sur la liste de 26 athlètes convoqués publiée ce mercredi 26 septembre 2019, figure le nom de Jackson Lunanga connu sous le surnom de Sankiaro (nom très populaire dans sa ville natale de Bukavu).
Fils dans une famille de footballeurs. Le gardien qui incarne l’avenir de l’ AS Vita Club de Kinshasa, est le fils de Lunanga Mahomed (actuel entraîneur adjoint des Oranges et Blancs du FC Etoile du Kivu).
Après avoir joué d’abord comme un joueur en dehors de la cage à son très jeune âge, l’ancien gardien formé au terrain de Cahi par l’équipe d’ Umoja de Panzi (équipe qui est devenu Etoile du Kivu), a commencé sa carrière officielle avec les Bleus et Blancs de l’ OC Muungano (2016-2017), avec laquelle il a participé à la Vodacom Divion 1, notamment avec sa phase de Play-off.
C’est après cette saison que le jeune bukavien a été repéré par l’ équipe de la capitale (AS V. Club) qui l’avait d’abord prêté à l’ AS Maniema Union (2018), avant de le récupérer à la mi- saison 2018 pour assumer la succession du Camerounais Nelson Lukong qui tant tout doucement vers sa retraite.
La précocité du gardien de Vita (Jacson Lunanga) a déjà payé de l’expérience à celui-ci. Le jeune gardien a déjà participé à plusieurs compétitions internationales avec les sélections d’âge de la RDC (notamment les U19 et les U23), mais aussi goutté à quelques rencontres de haut niveau avec son club (AS Vita Club et Maniema Union) acquérant ainsi de la compétition dans ses jambes.
La deuxième moitié de l’année 2019, et surtout le changement d’entraineur au sein de la selection profitent à Sankiaro qui non seulement a été convoqué avec les Léopards locaux lors de la rencontre face aux Fauves de Bas-Ubangi mais surtout sa nouvelle apparition sur la liste de l’équipe première de la RD Congo.
Avec son talent et surtout son caractère d’un gardien de but complet (très fort balle au pieds, très fort de les anticipations, et aussi fort dans les face-à-face) fait de lui une référence malgré son jeune âge, et Vita Club peut se frotter les mains d’avoir un tel talent sous son toit.
Signalons que le probable futur gardien titulaire de l’équipe locale (les léopards locaux) est déjà un exemple à suivre dans sa province natale. Jacson Lunanga est aussi une motivation pour d’autres jeunes footballeurs de la province du Sud-Kivu qui cherchent désormais à marcher sur les pas de l’international congolais.
Eric Shukrani






