
A l’occasion de la journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre de chaque année, l’association sans but lucratif, « Jeunes bâtisseurs » lance un appel pathétique à toute la population de Mwenga en général et celle de Kamituga en particulier a fournir beaucoup d’efforts en vue de maintenir la paix dans cette partie qui est actuellement confrontée à plusieurs cas d’insécurité.
Pour Archimède Baraka Masilya, responsable de cette structure citoyenne, la population doit dire « non » à l’insécurité grandissante dans les différentes chefferies du territoire de Mwenga, aux tueries répétitives, aux arrestations, à l’impunité observée dans le traitement des dossiers de criminels, aux tracasseries policières, aux barrières illégales, au manque de liberté d’expression mais aussi de circulation des personnes et des leurs biens.
Selon cette organisation des jeunes, il faudra chercher la paix avec tout le monde et cohabiter ensemble afin de résoudre les problèmes qui rongent l’entité. Le dialogue est le moyen le plus important pour nous permettre d’éradiquer tous ces phonèmes qui sont à la une à Mwenga et Kamituga.
«si ce ne sont pas des cas de braquages de véhicules par les coupeurs de route qui sont signalés sur différents tronçons entre Bukavu-Kamituga, c’est un corps sans vie qui sera ramassé dans tel ou tel milieu. Des tracasseries et barrières illégales sur la route Mulungu-Shabunda », ajoute-t-il
Ces jeunes regrettent que pendant qu’on célèbre la Journée Internationale de la Paix, à Kamituga, c’est la police qui disperse par des balles réelles et gaz lacrymogènes la manifestation des creuseurs artisanaux et négociants parce qu’ils réclamaient seulement leurs droits.
« la violence dans notre pays, c’est assez ! Trop c’est trop! Nous voulons la paix maintenant» insistent-ils
Les jeunes bâtisseurs ont appelé les différents notables de leurs territoire à éviter de discours de haine toute autre forme de manipulation la population.
Il est grand temps pour eux de se mettre ensemble pour bien développer tout Mwenga et non pas s’accuser mutuellement pour telle ou telle autre chose,ont-ils insisté.
Par ailleurs, poue ces jeunes, les autorités politiques et administratives devraient également s’impliquer pour mettre fin à cette insécurité qui détériore le tissu économique et social de ce milieu en commençant par mettre la main sur les personnes qui créent cette insécurité et qu’elles soient punies conformément à la loi car il n’y a pas de paix sans justice or la justice ne se négocie pas, disait le prix Nobel de la Paix.
Les jeunes bâtisseurs de la ville de Kamituga et de Mwenga promettent d’entamer des activités citoyennes de grande envergure dans les jours à venir si et seulement si les autorités ne répondez pas favorables à leurs préoccupations.
Abdallah Mapenzi depuis Kamituga

Des agents de certaines zones de santé de la province du Sud-Kivu de la Division Provinciale et de l’Inspection de la Santé dénoncent le détournement orchestré par leur hiérarchie lors des activités de dénombrement de la population et de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides.
Ces agents pointent du doigts les médecins chef de zone et leur administrateur Gestionnaires, le Chef de Division et le Médecin Inspecteur Provincial.
C’est par exemple dans la zone de santé de Miti où des agents dénoncent le détournement dans les activités de dénombrement de la population de Miti-Murhesa en prévision de la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides.
Pour ces agents, il n’est donc pas normal que le MCZ et son AG disent avoir engagé des dépenses pour certaines activités pourtant celles-ci n’ont jamais été organisées.
«après dénombrement, nous avons été surpris de voir que certaines activités non réalisées seront justifiées par le Médecin Chef de Zone et son Administrateur Gestionnaire prétendant avoir engagé des dépenses pour les réaliser or il n’en était pas le cas.» écrivent-ils
Une somme d’environ 13 000 dollars américains est prétendue avoir été des détournée par le MCZ de Miti Murhesa et son AG.
Cette somme devrait, selon la lettre des agents de la zone de santé de Miti être affecté pour la formation des enquêteurs, formation des mobilisateurs, leurs logements et leur restauration, les fournitures de bureau pour toutes ces activités… Lesquelles activités n’ont jamais eues lieu.
Pour pallier à tous ces problèmes dans la Zone, ces agents ont donc sollicité qu’un audit externe indépendant soit fait en toute urgence dans leur structure car selon eux, la gestion du MCZ de Miti-Murhesa et son AG est «calamiteuse»
Même cri d’alarme à la Division de la Santé où le médecin analyste chargé de suivi et évaluation a dénoncé les retenues faites illégalement que ça soit sur le budget des activités des zones de santé ou sur la prime des superviseurs provinciaux.
Selon le Dr Muhunjuka Bahambaka Dieudonné, tout semble être bien entretenu par les autorités de la Division et malgré toutes les démarches entreprises, il n’a reçu aucune lumière sur cette question d’où il sollicite aussi qu’une enquête sérieuse soit diligentée et même des poursuites judiciaires pour ceux le mériteront.
L’Inspection Provinciale de la Santé n’a pas été du reste, là aussi les agents se plaignent de la gestion des fonds alloués à l’activité de dénombrement de la population.
Notons que le bureau de coordination de la société civile a aussi écrit au ministre provincial de la santé pour dénoncer la la manière «cavalière et opaque » dont la campagne est conduite en Province.
Elle a décrié et alerté le ministre sur ce qu’elle qualifie de «monétisation» de la santé en ce temps où la Province fait face à l’épidémie de la MVE.
Jean-Luc M.
Photo après la déclaration des présidents venus de tous les territoires du Kongo Central
Visiblement, les acteurs de la Société Civile du Kongo-Central ne sont pas sur la même longueur d’ondes que les autorités de Kinshasa dans l’affaire du scandale sexuel impliquant le Vice-Gouverneur et l’assistante du Gouverneur. C’est ce que l’on peut déduire de la déclaration lue devant la presse à Matadi ce dimanche 22 septembre 2019 après la rencontre du samedi 21 septembre. Une rencontre qui regroupait tous les 10 présidents territoriaux et ceux de deux villes de la Province.
Les organisations signataires de cette déclaration demandent aux députés provinciaux de s’assumer et de refuser toute immixtion de Kinshasa tendant à déstabiliser leur province. Ces acteurs demandent à l’Assemblée « d’être à la hauteur » et de prendre une décision qui va renforcer l’unité provinciale.
«Soucieux de préserver la cohésion et l’unité de notre chère province, demandons à l’Assemblée provinciale d’assumer ses responsabilités en gardant son indépendance, de rejeter toute immixtion de Kinshasa tendant à déstabiliser politiquement, socialement et culturellement notre province. De privilégier d’abord les intérêts de la population de Ne Kongo et la paix sociale, gage du développement notre province.» écrivent-ils.
Pour rappel, le ministre sortant de l’intérieur Basile Olongo avait pris la décision de suspension les deux autorités provinciales après ce scandale.
Une équipe d’intérim avait été mise en place dans ladite province, en attendant que les enquêtes soient menées.
À cet effet, Atou Matoubuana et son adjoint Justin Luemba avaient été convoqués à Kinshasa pour être auditionnés.
Quelques jours plus tard, ils étaient autorisés de retourner dans leur province pour que la procédure parlementaire suive son cours après la demande de la justice.
En effet, aux fins d’obtenir les poursuites judiciaires contre le Gouverneur de la province du Kongo Central, le procureur près la Cour de Cassation a adressé un réquisitoire à l’Assemblée provinciale de ladite province conformément à la Constitution.
Dans sa note, Flory Kabange Numbi a établi que « le sieur Atou Matubuana, Gouverneur de province, est le commanditaire de cette infamie, exécutée par des agents de l’ANR avec la complicité de l’Assistante Muyuta ».
De ce fait, « qu’il plaise à votre Assemblée Provinciale d’autoriser les poursuites à charge du Gouverneur de province cité ci-dessus pour outrage public aux bonnes mœurs et lui permettre ainsi de présenter ses moyens de défense », a ajouté le Procureur près la Cour de Cassation.
Jean-Luc M.
Le 8 août 2018 la vaccination des agents de santé de première ligne a commencé, suivie de celle des contacts communautaires et de leurs contacts, à Mangina, au Nord-Kivu, épicentre de la 10ème épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Ph. UN
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) accuse la Tanzanie d’avoir refusé de fournir des informations sur des cas suspects d’Ebola.
Cette attitude compromet les efforts visant à éradiquer cette maladie, selon l’OMS.
L’agence des Nations unies chargée de la santé déclare avoir reçu des informations indiquant qu’une personne est décédée dans ce pays d’Afrique de l’Est à la suite de symptômes ressemblant à celle d’Ebola.
L’OMS affirme, sur la base des informations reçues, que des voisins de la personne décédée avaient été mis en quarantaine.
Elle déclare que des informations non officielles que le patient décédé a fait l’objet d’un diagnostic selon lequel il avait été infecté par le virus Ebola.
L’OMS soutient aussi avait reçu des informations concernant deux autres cas suspects.
« Malgré plusieurs demandes, l’OMS n’a reçu des autorités tanzaniennes aucun détail sur ces cas », déplore l’agence des Nations unies.
La Tanzanie a déclaré la semaine dernière qu’elle n’avait aucun cas confirmé ou suspect d’Ebola.
Elle est voisine de la République démocratique du Congo, où la fièvre hémorragique a fait quelque 2 000 morts depuis août 2018.
L’économie tanzanienne dépend fortement du tourisme, un secteur qui pourrait connaître des difficultés si des cas d’Ebola sont confirmés dans le pays
Avec la BBC via mediacongo.net






