Huit personnes déplacées de guerre qui ont fui l’insécurité grandissante à Watalinga pour Nobili ont rendu l’âme à l’intervalle d’une semaine de suite des mauvaises conditions de vie dans lesquelles elles vivent dans leur milieu d’accueil.
C’est ce qu’a rapporté ce dimanche 12 mai dans la matinée le chef de centre de négoce de Nobili, Tsongo Jules qui plaide pour une intervention urgente en faveur de ces déplacés qui fuient l’insécurité dans leur milieu.
«Les gens sont nombreux et commencent à mourir parce qu’ils manquent de tout et ne respectent aucune norme sanitaire. Il y a déjà 4 adultes et 4 enfants qui sont morts en l’espace d’une semaine. Ils manquent de tout : nourriture, médicaments par manque d’assistance » dit-il.
Il relève qu’il ne s’agit pas d’une épidémie mais le manque d’une prise en charge de la malaria par exemple des conditions de vie difficiles.
«Les déplacés n’ont rien. Ils ne peuvent rien avoir même pour avoir un médicament prescrit. C’est très difficile » se désole Tsongo Jules.
Celui-ci demande au Gouvernement Congolais et aux autres partenaires de tout mettre en œuvre pour faciliter le retour de ces déplacés dans leurs entités pour qu’ils vivent convenablement.
Il appelle les humanitaires à agir urgemment pour leur venir en aide afin de sauver «ce qui peut encore l’être».
Pour rappel, à Kasindi, frontière avec l’Ouganda voisin dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, le comité local de déplacés de guerre dit avoir accueilli depuis Avril dernier au moins 445 ménages qui ont fui l’insécurité à Kamango et environs. Ces déplacés vivent sans assistance aucune.
Kamango, chefferie de Watalinga dans le territoire de Beni est en proie à une insécurité grandissante depuis plusieurs semaines. Elle est caractérisée ces derniers temps par la présence des présumés rebelles Ougandais de l’ADF Nalu. L’Etat Islamique a récemment revendiqué une attaque dans cette région.
Héritier Ndunda Bin Mulemberi, depuis Kasindi






