Le maire de Goma, Muissa Nkese Timothée était face à la population du quartier Kasika l’un des 18 quartiers de la la ville touristique, ce mercredi 31 octobre 2018.
L’objectif de ce dialogue social entre l’autorité urbaine d’une part et la population locale d’autre part était de voir ensemble comment mettre fin à l’insécurité qui a refait surface dans différents quartiers de Goma.
Devant l’exécutif urbain entouré de tous les membres du conseil urbain de sécurité ainsi que les cadres de base, la population a présenté les problèmes qui selon elle, seraient à la base d’insécurité à Goma.
« Tous, nous savons que ce sont des militaires qui ont élu domicile au sein de la population qui sont à la base de tout ça. Leur place c’est dans les camps qu’ils doivent être, pas dans la population », dit un habitant présent à la rencontre.
D’autres habitants sont allés loin accusant les autorités d’être la source de cette insécurité parce qu’ils ne veulent pas prendre des mesures adéquates pour la sécurité des habitants et leurs biens.
Le maire a quant à lui exhorté à la collaboration entre la population, la police et les cadres de base. Pour lui, cela est l’un des astuces pour tenter d’endiguer l’insécurité dans sa juridiction.
« Goma n’est pas un berceau du banditisme et de l’insécurité et tout cela doit cesser; cet ainsi que la collaboration entre tous sans distinction doit s’imposer pour palier à ce phénomène. Je pense d’ailleurs que l’identification des militaires et policiers ayant des maisons dans la cité soit faite dans le bref délai », s’est exprimé Muissa Nkese Timothée, juste après ce dialogue social.
Pour rappel, le 24 octobre dernier, le maire Muissa Nkese avait pris la mesure interdisant la circulation des personnes et engins roulants à partir de 21 heures sur toute l’étendue de la ville de Goma. Il l’avait justifié par les raisons sécuritaires. Une décision qu’il a lui-même levée quatre jours après.






