2 années se sont écoulées depuis la mobilisation de la société civile du Sud-Kivu en faveur des compatriotes de BENI.
C’était au cours d’une journée de deuil organisée par la société civile du Sud-Kivu pour dire non aux différents massacres commis dans cette partie du Nord-Kivu, un certain 20 Mai 2016.
Devant le bureau de coordination de la société civile, des personnes vêtues en noirs se sont amassées pour dire non à ce qu’on qualifiait à l’époque de boucherie humaine dans le grand Nord du Nord-Kivu.
Des tonnes des biens en vivres et non vivres avaient alors été mobilisées et acheminés à BENI quelques mois plus tard.
Deux ans, après, le territoire et la ville de BENI continuent à subir une terreur venant des hommes armés non identifiés pour la plus part. Le gouvernement pointe aussi du doigt dans certains cas, la responsabilité des rebelles Ougandais des ADF/NALU.
Un défenseur des droits humains estime que cette mobilisation devrait s’accroître à l’heure actuelle car la menace qui plane sur BENI n’a pas dit son dernier mot.
La mobilisation de la société civile de la province voisine du Nord-Kivu a ravivé encore une fois ce sentiment d’unité nationale dans une situation où les acteurs politiques, en tout cas, pour la plus part ne pensaient qu’au partage du pouvoir à la fin de l’année 2016. « Une année qui a vu les préoccupations des populations oubliée, notamment celles sécuritaires au profit des combines politiques » regrette un notable de BENI.
Deux ans après la mobilisation des dons en faveur des déplacés et autres sinistrés de BENI, les autres provinces n’ont pas très clairement pris le relai pour démontrer que quand on s’attaque à une partie de la République, on s’attaque à toute la République.
Les horribles photos venant de BENI pullulent toujours sur les réseaux sociaux et des citoyens restent dans la souffrance dans cette partie du territoire national. Mais le territoire national est calme et attend peut-être son tour pour penser à se mobiliser.
La conscience collective a-t-elle disparu ? BENI, comme beaucoup des parties de la République aujourd’hui, (Kasaî, Ituri, etc) devrait interpeller la conscience de chacun et prendre la décision de se réveiller, se joindre à ces acteurs de la société civile du Grand Nord qui meurent pour défendre la terre de leurs aïeux. Aujourd’hui c’est là, demain, c’est peut-être ailleurs. La société civile du Sud-Kivu a montré la voie, une voie qui peut être suivie par ceux qui se réclament du pays de Lumumba. C’est par cela que nous continuerons à peupler le sol de notre pays et à assurer sa grandeur dans la paix et l’unité.
La Rédaction
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