Le poste d’encadrement administratif de Minembwe dans le territoire de Fizi enregistre en ce jour 641 déplacés soit 109 ménages qui avaient foui des tensions armées intercommunautaires dans le groupement de Bijombo en territoire d’Uvira.
Ce chiffre a été livré aux confrères de radio Tuungane de Minembwe par le secrétariat du poste d’état dans une ce Lundi 11 Juin 2018.
Selon cette source, ces déplacés sont enregistrés dans l’objectif de leur trouver une assistante humanitaire.
Déjà les premières données ont été présentées à la Monusco qui a promis de plaider pour une assistance, ajoute Kulimba Vainqueur, le secrétaire du poste d’encadrement administratif de Minembwe.
« Beaucoup des familles qui fuient les conflits à Bijombo en territoire d’Uvira sont en train d’être enregistrées et nous faisons des plaidoyers pour qu’ils aient des vivres. Nous avons rencontré la Monusco pour voir si elle peut nous aider à sensibiliser la plateforme des ONG et voir si elles peuvent venir en aide à ces déplacés internes. D’autres viennent de Kitumba et nous les comptons pour demander de l’aide aux bienfaiteurs. Pour l’instant, la situation sécuritaire n’est pas bonne à Bijombo. Pas plus tard il y a eu crépitement des balles à Rubibi et cela n’est pas rassurant pour ces populations ».
Ces déplacés qui sont pour la plus part des démunis vivent dans des familles d’accueil à Nakatete, Kasiru, Ilundu, Kalingi, Runundu, Kiziba, madegu centre, Kisombe, Mishashu, kishigo, Kabara et Mikenge.
Ils craignent de retourner dans leurs milieux où la paix est loin d’être rétablie.
L’enregistrement se poursuit jusque vers la fin de ce mois de Juin, annonce ce responsable étatique.
Les territoires de Fizi et Uvira sont en proie à l’activisme de plusieurs milices d’autodéfenses ethniques depuis des années. Ces milices sèment terreur et désolation dans la population. Les activistes de la société civile attribuent aussi un pourcentage de cette instabilité à des manipulations politiques et identitaires qui font que des milliers des personnes quittent leurs domiciles pour éviter des tueries à grande échelle.
Florence Ashuza
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