Des réactions se poursuivent après l’arrestation et la séquestration de deux journalistes par un officier FARDC dans la ville de Bukavu, ce samedi 7 juillet 2018.
Dans la soirée, c’est le Groupe de Presse RTNK qui a dénoncé et condamné « avec la dernière énergie l’arrestation arbitraire et séquestration » dont a été l’objet Monsieur Ghislain Watongoka, son journaliste.
Les confrères rappellent que leur journaliste a passé deux heures de séquestration et interrogatoire serré avant d’être relâché « après avoir subi toutes sortes d’humiliations et intimidations ».
« Le Groupe de Presse RTNK exige réparation et demande à la justice de faire son travail, car la liberté de la presse est garantie par la constitution en son article 24 » lit-on dans une dépêche sur le site de la radio.
Quelques heures avant, la radio Svein avait exprimé son soutient à son journaliste condamnant un acte « qui nuit gravement à la liberté de la presse ». Elle a par ailleurs exigé des explications sur le mobile de cet incident.
Ghislain Watongoka de la Radio Télévision Ngoma ya Kivu et Ronely Ntibonera de Radio Svein ont été arrêtés et séquestrés dans la résidence du capitaine Innocent commis à la garde de la concession de l’ancien président Mobutu alors qu’ils revenaient d’un reportage sur un conflit foncier opposant quelques familles à celle de l’ancien président.
Arrêtés à 10 heures, ils n’ont pu être libérés que deux heures après.
Vave Ruhurumba Nelson
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