
La police nationale Congolaise et les services de sécurité de la province ont présenté à la presse ce lundi 19 février 2018 plus de 50 personnes présumées auteurs ou complices de l’insécurité dans la ville de Bukavu.
Ceci après l’opération de bouclage effectué dans deux endroits du quartier Nkafu en commune de Kadutu. Les premiers ont été arrêtés le samedi dernier à Bugabo et d’autres ce lundi vers le Beach Muhanzi.
Pour le commissaire provincial de la PNC, ce résultat est la suite de la mission lui confiée par le gouverneur du Sud-Kivu qui consiste à trouver tous les auteurs, coauteurs et complices des actes d’insécurité causant mort d’hommes et pertes de leurs biens. Certains sont « des vrais criminels avérés » selon Louis Ségond Karawa.
Parmi les suspects arrêtés, on note le célèbre Samy, 22 ans, connu par les services de sécurité comme récidiviste et qui se promène avec une bande de dix gardes de corps. « Arrêté plus de cinq fois de suite, il arrive toujours en s’en sortir par on ne sait quelle magie » raconte une source sécuritaire sur place. Selon le commissaire provincial de la police, il est impliqué dans différents braquages et est soupçonné d’être impliqué dans le récent vol suivi des morts non loin de la société Kotecha
Une autre figure emblématique c’est la femme de Bugabo qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux le week-end et qui gardait chez elle un entrepôt de plusieurs articles et la police dit avoir retrouvé deux personnes sous le plafond chez elle avec beaucoup d’articles couteux et serait complice des auteurs de l’insécurité.
Une autre personne a été présentée et soupçonnée d’être impliquée dans le meurtre d’un cambiste sur avenue Industrielle le jeudi 15 février dernier. La police dit avoir retrouvé une jacket vue sur le lieu du crime sur lui.
Les éléments de force de sécurité ont démantelé aussi un réseau des proxénètes et d’autres femmes et autres professionnelles de sexe qui protègent des malfaiteurs. Parmi ces filles, des mineures d’âge.
En tout cas, pour le gouverneur du Sud-Kivu, la justice fera son travail et elle ne sera pas complaisante en leur égard. « La loi leur sera appliquée dans toute rigueur » promet Claude Nyamugabo. L’autorité provinciale n’exclut pas la détention de ceux-ci hors de la province pour éviter tout cas d’évasion. Pour lui, ces bandits ne pourront plus désormais compter sur le soutien des OPJ pour leur libération et aucun d’entre eux ne prendra cette fois la corruption pour libérer des criminels
« J’ai bien souligné qu’il s’agit des personnes présumées et qu’il y a des étapes dans la procédure judiciaire. Ici ils sont encore au niveau des officiers de police judiciaire qui vont les transférer auprès du ministère public qui va faire son travail jusqu’au jugement et nous pensons que tout se passera dans toute transparence et que les droits de chacun seront respectés » rassure Claude Nyamugabo.
Il appelle la population du Sud-Kivu à continuer à faire confiance aux services de sécurité et à collaborer avec eux pour continuer à dénicher d’autres ennemis qui « déstabilisent la province et défient l’autorité » et promet une prime à toute personne qui pourra donner des informations ou des renseignements sérieux conduisant à identifier des voleurs et autres criminels.
Cette cérémonie de présentation de ce premier groupe des présumés auteurs de l’insécurité a été organisée dans l’enceinte du commissariat provincial de la PNC à Labotte en commune d’Ibanda devant officiels, journalistes et curieux venus se rendre compte des fruits de l’opération « Tujikinge » ou « protégeons nous » lancée par l’autorité provinciale afin de juguler l’insécurité dans la province.
Claude Nyamugabo a eu droit à un soutien des conducteurs des motos de la ville qui sont venus, dit-on lui témoigner de leur soutien dans cette lutte car le démantèlement du réseau des criminels permettra de ne plus faire de l’amalgame entre les vrais motards et les voleurs qui agissent généralement via ces motos.
D’autres opérations de bouclage combinées d’autres stratégies se poursuivront afin de mettre fin à l’insécurité « parce que nous avons besoin de la sécurité pour parler développement » tranche Claude Nyamugabo.
Esther Kanga










