Les organisations de la société civile du Sud-Kivu œuvrant dans le secteur des ressources naturelles menacent de suspendre leur participation aux activités du Comité Provincial de Suivi des activités minières au Sud-Kivu (CPS) suite à la tournure que prend la gestion de cette structure.
Ceci est contenu dans une déclaration signée par le Groupe de Travail Thématique Mines et Hydrocarbures de la société civile réunie ce jeudi 30 Août 2018 dans la salle des réunions du CENADEP/Sud-Kivu.
En effet, ces organisations dénoncent le fait que le secrétaire technique d’alors du CPS Bundibulya Eloi qui a convoqué une réunion en date du 30 août comme « coordonnateur », n’avait plus qualité par le fait qu’il n’est pas repris comme conseiller juridique du ministre provincial de mines, hydrocarbures et gaz dans l’arrêté ministériel signé en date du 24 août 2018. Une qualité qui lui permettrait de convoquer pareille réunion en lieu et place du ministre ayant dans ses attributions les mines.
Ces organisations dénoncent également l’usurpation de la qualité de « coordonnateur » qui n’a jamais fait l’objet d’un consensus de toutes les parties prenantes siégeant au CPS à savoir le gouvernement, la société civile et Fédération des Entreprises du Congo (FEC). La qualité du consensus étant celle de « conseiller technique ».
Elles plaignent les démarches qui seraient en cours tendant à changer la nature organisationnelle et fonctionnelle du CPS en vue de l’autonomiser en faveur de la seule composante gouvernement en excluant d’autres composantes.
« Si jamais ces démarches aboutissaient, cela mettrait en péril la gestion du Basket Fund au détriment des communautés locales affectées par les activités minières à travers la mainmise des acteurs politiques» déclarent ces organisations de la société civile
L’incriminé accuse l’actuel ministre provincial des Mines d’instrumentaliser les acteurs de la société civile après avoir échoué à arriver seul à ses fins.
Bundi Bulya Eloi affirme également qu’il a été nommé coordonnateur par l’ancien ministre provincial des mines après une réunion de toute la plénière qui a statué sur ce problème. En clair, pour lui, il existe désormais une coordination avec des nouveaux organes.
Même s’il ne l’avoue pas directement, Bundi estime que s’il est présentement coordonnateur du CPS, c’est par la volonté de l’actuel gouverneur du Sud-Kivu.
« Vous connaissez bien le parallélisme de forme. J’ai été nommé par arrêté ministériel, pourquoi le même ministre ne veut pas signer un autre arrêté pour abroger la décision de son prédécesseur. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?» demande-t-il à un reporter de Laprunellerdc.info.
Tout en réitérant leur volonté à demeurer partie prenante au CPS, ces organisations recommandent au ministre provincial des mines de procéder à la désignation d’un nouveau délégué du ministère dans un délai raisonnable en vue de restaurer un climat de confiance entre les parties prenantes et permettre la validation de tous les textes de fonctionnement du CPS.
Thomas UZIMA
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