Le rapporteur adjoint du Bureau de Coordination de la société civile du Sud-Kivu a de nouveau critiqué la machine à voter et les sensibilisations liées à son utilisation entamées depuis un moment par la centrale Electorale Congolaise.
Dans une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, Christian Zihindula se demande, d’où vient l’étape de sensibilisation sur la machine à voter alors qu’elle n’est prévue nulle part dans les lois et textes réglementaires.
Pour lui, ce sont les acteurs de la société civile qui se sont réunis dans la réunion hebdomadaire de mardi passé qui ont fait l’autopsie des activités de sensibilisation sur la machine à voter et les activités que mène la CENI notamment le vice-président.
« Après avoir parcouru le calendrier électoral et la loi électorale, on ne fait allusion nulle part à la sensibilisation sur la machine à voter. Ça ne se retrouve ni dans la loi, ni dans le calendrier électoral et les moyens utilisés par la CENI ne figurent dans aucune ligne budgétaire et à voir des montants alloués à la machine à voter, ce sont des montants énormes consommés sans procédure et qui ne figurent nulle part dans le budget » dit Christian Zihindula.
Zihindula révèle que les acteurs de la société civile ont fait une analyse approfondie pour savoir si c’est la peur de l’opposition ou la peur d’aller aux élections. Il en appelle encore une fois au consensus entre les parties prenantes au processus électoral.
« Est-ce une stratégie de la Majorité Présidentielle de mettre la machine à voter pour qu’il y ait contestation de certaines parties prenantes pour bloquer le processus ? Nous on pense qu’il y a certains qui pensent bloquer le processus par certains stratagèmes qu’ils ont mis en place notamment la machine à voter qui n’a aucune source juridique. Nous pensons que la machine à voter pourrait d’abord trouver le consensus de toutes les parties prenantes au processus électoral pour amener le peuple Congolais à des élections apaisées, crédibles et transparentes ».
Notons que les acteurs de la société civile du Sud-Kivu, spécialement de la puissante société civile-Bureau de Coordination ne s’entendent pas aussi sur la question de la machine à voter. Certains soutiennent l’outil, d’autres formulent des critiques parfois acerbes.
Dans une rencontre avec la presse à Bukavu ce 19 avril 2018, le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi Katintima a défendu vigoureusement la machine à voter estimant que ceux qui refusent son utilisation ont juste peur d’aller aux élections. « L’histoire est entrain de se répéter » dit-il, expliquant le boycott des élections par certains acteurs politiques.
« Si on demande quel article nous permet d’utiliser la machine à voter, nous demandons aussi quel article nous l’interdit » a rétorqué Norbert Katintima.
Confiant, le vice-président de la CENI a dit toute fois comprendre les résistances liées à toute innovation notamment la machine à voter dont il a vanté les qualités et prouesses.
Honneur-David Safari
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