A cinq jours de la fin de dépôt de candidatures à la présidence et à la députation nationale en RDC en vue des élections prévues au 23 Décembre 2018, des fortes suspicions pèsent sur la probable candidature du Chef de l’État alors qu’il a épuisé ses deux mandats comme l’exige la constitution de la RDC.
Des voix s’élèvent déjà du côté de la société civile pour demander que celui-ci respecte la constitution
Pour Me Patient BASHOMBE, Président de la Société civile du Sud Kivu, le président actuel peut encore sortir grand dans ce combat pour l’alternance en RDC. La société civile entrevoit d’ailleurs de lui décerné un prix du « courageux bâtisseur de la démocratie en RDC » s’il quitte le pouvoir.
« Nous sommes en pourparlers avec certains de nos collègues acteurs sociaux d’autres provinces, des différentes tendances et autres plates formes et organisations de la Société civile. Ces pourparlers portent sur les mesures d’encouragement pour la construction de la démocratie en RDC. En tout cas pour nous, si le Président Joseph Kabila ne se représente pas pour un troisième mandat, la société civile lui décernera le Prix du COURAGEUX BÂTISSEUR DE LA DÉMOCRATIE EN RDC, Mais s’il dépose sa candidature, cela signifie qu’il renonce à notre Prix vu que la démocratie sera torpillée et par conséquent la Société civile ne peut que jouer son rôle de contre poids » tranche le président de la société civile.
Pour lui, Si le chef de l’État se démarque de toutes les sollicitations des caciques de la majorité présidentielle et son entourage qui lui demandent de rester au pouvoir contrairement au vœu du peuple qui aspire à l’alternance, s’il décide de faire différemment par rapport aux autres chefs d’États de la région qui ont modifié leurs constitutions pour se pérenniser au pouvoir en prolongeant leurs mandats, au regard aussi de son jeune âge, « ça sera courageux » de sa part.
Tout en saluant la loi sur le statut des anciens présidents qui vient d’être promulguée, Patient Bashombe note que le chef de l’État a la possibilité soit de désigner lui-même son dauphin ou de laisser son camp aujourd’hui en ordre de bataille à travers le Front commun pour le Congo de décider sur le prochain candidat de la majorité présidentielle.
Une interpellation qui vient se joindre à d’autres analystes qui trouvent que les hommes de carrure ne manquent pas parmi les personnalités ayant signé la charte du FCC, parmi lesquelles, sortirait un potentiel dauphin.
« Au mois de janvier 2019, Nous rêvons voir de quelle couleur brillera le soleil, lorsque pour la première fois un ex président vivant cédera le pouvoir symboliquement et de façon démocratique à un président élu… Je ne sais pas si le soleil brillera en jaune, en rouge, en orange, en chocolat, ou autrement….. Le peuple rêve voir l’alternance à la tête de la nation en RDC » dit-il.
Pour rappel, la Société civile mène au niveau national une campagne sur le renouvellement et rajeunissement de la classe politique en RDC. La classe politique en RDC qui dit-on, a vieilli mettant en place un système de gestion qui a ruiné le pays, un système caractérisé par la corruption, Le clientélisme, des détournements des deniers publiques, l’injustice, etc…
L’étape pour le dépôt des candidatures à la députation nationale et à la présidentielle se clôture le 8 Août 2018 et Kabila n’a pas encore dit s’il va représenter pour un troisième mandat. Beaucoup des gens pensent qu’il y a certaines personnalités de la trempe de Nehemie Mwilanya son Directeur de cabinet qu’on qualifie de « discret, intelligent et pertinent » qui peuvent assurer la suite. Beaucoup d’autres noms sont cités.
Pour des analystes avertis, le lendemain du pays se dessinera consécutivement à l’option que Joseph Kabila va prendre aujourd’hui.
Adonis Lubambo
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