Dans cette rencontre, les habitants de Nguba voulaient avoir une précision sur une éventuelle vente de cette structure médicale à une personne privée. Selon eux, cette structure médicale qui aide la population en cas de maladie serait réhabilitée pour être vendu à un privé.
« Pourquoi on a mis une peinture différente de la croix rouge si ce centre appartient toujours à la Croix-Rouge, pourquoi le président provincial voulait avoir la clé avant l’inauguration ? Est-ce à lui que l’ingénieur devrait remettre les clés ou aux organisations qui ont financé la réhabilitation avant qu’elles ne soient remise au gouvernement qui gère la chose publique ? » demande Kitumaini Touré le président de la société civile sous noyau de Nyalukemba
Ces allégations sont balayées d’un revers de la main par le président provincial de la croix- rouge Désiré Yuma. Pour lui l’objectif de cette réhabilitation était d’améliorer les conditions sanitaires de la population bénéficiaire de Nguba.
« Ce centre n’est pas vendu et ne sera pas vendu comme le pensent certains acteurs de la société civile » rétorque Désiré Yuma .Et à lui de continuer
« Ce centre était réhabilité pour le bien être de la population, on voulait à ce que cette population soit soignée dans des bonnes conditions. Moi et le chef de quartier nous allons discuter comment continuer à moderniser cette structure .Je donne cent dollars pour qu’aujourd’hui même on change la peinture en mettant celle de la Croix-Rouge pour lever l’équivoque. La semaine prochaine on va procéder à l’installation de certains nouveaux appareils pour moderniser le centre » renseigne Désiré Yuma au cours de ces échanges.
Malgré cette précision, la population locale, les acteurs de la société civile et les cadre de base semblent ne pas le croire. Selon eux, le président provincial de la croix- rouge « voile la face » devant la population pour se justifier.
Pour rappel, la population de Nguba à organiser un sit-in il y a une semaine pour dénoncer une tentative de la vente du centre de santé de la croix rouge à un privé.
Honneur-David Safari
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