La société civile du Sud-Kivu,les mouvements citoyens et les partis d’opposition ont annoncé ce lundi 31 juillet 2017 qu’ils suspendent momentanément leur collaboration avec la police et la mairie de Bukavu. Ils en appellent aussi à une journée ville morte ce mercredi 2 Août 2017 sur toute l’étendue de la Province du Sud-Kivu.
C’était au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animé a Bukavu après les échauffourées de cette journée avec la police.Cela fait suite à la dispersion de leur marche ce même lundi, une marche qui avait pour but de demander à la commission électorale nationale indépendante de publier le calendrier pour l’organisation des élections à la fin de cette année en RDC.
La société civile condamne la dispersion de sa marche pourtant elle clame haut et fort qu’elle a informé la mairie plus de quatre jours avant. Elle dénonce également plusieurs violations de droit de l’homme commises par les éléments de la police nationale congolaise (PNC) à l’égard de manifestants.
En plus de cela,les forces vives du Sud-Kivu comptent traduire les dirigeants qui ont permis cette répression de la marche en justice. Dans le viseur: Toujours Philémon Yogolelo, Gabriel Kalonda ou encore Louis -Segond Karawa.
Les forces vives affirment que plusieurs de leurs membres ont été blessés par la police qui, selon elles, a tiré à balles réelles. Certains d’entre eux sont sortis de l’hôpital, d’autres par contre continuent à poursuivre des soins. Hormis les blessés on a signalé plusieurs cas d’arrestations. 11 blessés au total ,plusieurs biens des citoyens et matériels des journalistes emportés par les éléments de la police et ce n’est qu’un bilan provisoire selon les acteurs de la société civile et les partis politiques d’opposition. parmi les nombreux blessés on peut citer le président de la société civile sous noyau de Nkafu Hyppocrate Marume grièvement blessé au pieds. La présidente fédérale de L’udps, Josée Emina est aussi légèrement blessée etc.
Les forces vivent se réjouissent tout de même pour la mobilisation de la population de Bukavu qu’elle estime à près de 7000 dans les rues de Bukavu malgré les intimidations des forces de l’ordre. Patient Bashombe est formel: La mobilisation ne faiblira pas jusqu’à ce que leur mémorandum soit remis aux mains de la CENI et fixe rendez-vous pour ce jeudi pour remettre le document avec ou sans information à la mairie.« Elle est informée par les médias comme elle nous a informé par ces mêmes médias »,tranche Patient Bashombe
Précisons que la plus part de personnes arrêtées ont été relâchées plus tard après audition parmi lesquelles on cite deux journalistes. Ce soir ,on apprend qu’un policier qui a tiré sur les manifestants a été arrêté et un procès en flagrance est prévu ce matin du mardi 1er Août.
Difficile pour l’instant d’avoir les réactions de la mairie et de la police nationale congolaise. tous nos efforts dans ce sens sont restés vains.
Dieudonné BUHENDWA
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