Le directeur provincial de l’office des voiries et drainage, OVD répond aux questions de laprunellerdc.info sur la dégradation de la voirie urbaine de Bukavu et le travail que fait son office dans la réhabilitation et l’entretien des routes. Alain Tshimbalanga (Tsh) s’est confié à notre rédaction alors que la société civile appelle à une « journée sans véhicules » pour dénoncer l’état des infrastructures routières et exiger des explications de la part de l’autorité. (Interview)
Lprdc : La voirie urbaine est en délabrement très avancé en présence de l’OVD et tout le monde se pose la question sur votre travail au Sud-Kivu…
(Tsh) : Je ne sais pas sur quelle base vous dites qu’elle est dans un état de dégradation très avancée, ce qu’on voit tous, on voit que RUZIZI Ier, Ruzizi 2 et la sortie de la ville sont dans un état de délabrement avancé mais je veux vous surprendre tous en vous disant que ça, ça ne fait pas partie de la compétence de l’OVD selon l’entendement du Sud-Kivu c’est de la compétence de l’office des routes parce que ce sont des tronçons de routes nationales .
Lprdc : Mais les tronçons qui sont de la compétence de l’OVD ne sont pas aussi en très bon état…
(Tsh) : Il faut prendre ce qui concerne l’OVD, nous avons quelle longueur et quelle longueur totale pour la gestion de l’OVD et quelle est la longueur qui est en mauvais état, celle qui est en bon état, on peut avoir à discuter d’une façon scientifique et donner des éléments mais ce que nous devons aussi retenir ce que la voirie s’entretient et que quand on parle de l’entretien, de la maintenance, il faut des fonds et quand on n’a pas des fonds, on ne sait rien faire. C’est tout ce qu’il faut retenir et je peux peut-être vous surprendre que ça fait plus ou moins vingt mois qu’on n’a pas de financement pour la maintenance de la voirie de Bukavu.
Lprdc : C’est ce qui fait que les routes secondaires restent aussi dans un état de délabrement ?
(Tsh) : Pas seulement les routes secondaires. Ce qui fait que nous n’avons pas pu renforcer les routes qui ont été faites d’un côté et de deux nous avons été incapables de faire passer une niveleuse pour donner une forme pour les routes et ré profiler les routes qui sont en terre.
Lprdc : Pourtant il y a l’argent qui entre dans ce domaine…
(Tsh) : Nous ne mobilisons pas l’argent, nous, nous ne percevons pas les taxes ; les services qui perçoivent les taxes ont l’obligation de rétrocéder aux consommateurs que nous sommes et nous devons aussi rendre compte à la population qui contribue à cette taxe là. Donc chacun doit faire son travail.
Lprdc : C’est comme si vous étiez en train de dire qu’on ne vous rétrocède rien…
(Tsh) : Je mets qui quiconque au défis de me dire qu’il a rétrocédé autant à la voirie pour faire telle route et que nous n’avons pas fait.
Lprdc : Si vous n’avez pas d’argent, comment fonctionnez-vous
(Tsh) : Parfois même notre propre argent, c’est-à-dire qu’il y a peut-être un engin qui est sorti en location, on achète des bèches, des pioches pour aller faire de curage. Nous ne devons pas faire ça comme cela !
Lprdc : Avez-vous un plaidoyer à faire ?
(Tsh) : Nous n’avons pas un plaidoyer à faire comme office. La rétrocession doit respecter sa ligne, c’est tout. Vous rétrocédez pourquoi ? On paie par exemple telle taxe par rapport à l’entretien, mais il faut rétrocéder aux services qui font l’entretien, c’est tout !
Lprdc : Le problème c’est à Kinshasa ou à Bukavu ?
(Tsh) : Je ne veux pas parler de problème à Kinshasa ou à Bukavu il faut voir tout simplement les textes, que ça soit à Kinshasa ou à Bukavu !
Lprdc : Ce n’est pas Kinshasa qui perçoit les taxes
(Tsh) : L’article 204 de la constitution, la voirie est de quelle compétence ! La compétence de qui ? Je vous soumets à la constitution !






