Pour mettre fin au problème de l’insécurité qui est en train de devenir endémique, dans la ville de Bukavu, l’expert dans le domaine de la sécurité Mick Mutiki propose une rencontre entre les autorités provinciales, la communauté locale et les acteurs de la société civile œuvrant dans le domaine de la sécurité.
Se confiant à Laprunellerdc.info, Mick Mutiki estime que pour mettre fin à cette insécurité qui gangrène toute la ville, les mesures doivent se prendre à trois niveaux. Il s’agit du niveau communautaire, programmatique et aussi au niveau stratégique et politique.
Il pense que la sécurité humaine, la gouvernance démocratique de secteur de la sécurité doivent prévaloir dans toute perspective de juguler cette insécurité.
Pour lui, les autorités provinciales ayant dans leurs attributions la sécurité doivent vérifier et miser sur le professionnalisme de la police nationale congolaise et aussi penser à sa rémunération.
Mick Mutiki recommande une mise en place d’une macro-stratégie qui consiste à bien se rassurer que la mise en œuvre de la loi portant programmation au sein du secteur de sécurité pratiquement au sein de l’armée et la police est très bien appliquée et vérifier l’application de la loi portant statut de la carrière du policier.
«Il faut renforcer l’effectif des éléments de la police et multiplier les patrouilles mixtes et adopter des stratégies alternatives et l’implication de nos services de sécurité dans la recherche de la solution à ce problème qui gangrène toute la ville. C’est pourquoi il faut adopter trois dimensions pour faire face à cette insécurité dont au niveau communautaire, programmatique, stratégique et aussi politique. La sécurité humaine, la gouvernance démocratique du secteur de sécurité doit aussi prévaloir dans toute perspective de jugulée l’insécurité qui nous gangrène.il y avait déjà des acquis qu’on avait engagé avec la mise sur pied de la réforme de la police surtout à un certain moment que la police de proximité fonctionnait, on a senti vraiment que cette proximité à beaucoup apaiser la tension de la population car il y a beaucoup des phénomènes résistant d’insécurité qu’on a pu jugulée en son temps mais aujourd’hui il y a une recrudescence d’insécurité et donc les analyses doivent se faire dans tous les sens car les faits sont là et sont indéniables et indiscutables qu’il y a recrudescence de la criminalité urbaine car l’insécurité est aussi généralisée, je parle de la criminalité dans la ville de Bukavu et en général dans nos territoires car elle est plus observée partout dans la province et c’est pourquoi il faut penser à une macro-stratégie » nous a confié Mick Mutiki.
L’insécurité se porte bien dans la ville de Bukavu et sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu. Le dernier cas en date c’est celui d’un changeur de monnaie assassiné le jeudi dernier vers 6 heures dans le quartier Nkafu en commune de Kadutu. Plusieurs cas d’assassinats et d’enlèvements dans la plaine de la Ruzizi et la partie Sud de la province sont aussi décriés.
Jonas Kasula Arsène
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