Crise à l’UNC: il ne reste qu’à Vital Kamerhe de démissionner – La PrunelleRDC.info

Les enfants fidèles du président Kamerhe se sont révélés insoumis d’un coup et ont quitté la maison, laissant derrière eux un parti dont la réputation n’était qu’artificiellement sabotée. Le secrétaire général Jean-Bertrand Ewanga, longtemps accroché à Vital Kamerhe dans le meilleur comme dans le pire, est l’homme qui a inauguré cette série de départ. Après leur participation aux assises de Genval, avec son compagnon Claudel-André Lubaya, les deux cadres de l’UNC manifestaient déjà leur désaccord avec la ligne de conduite du parti, avant de claquer complètement la porte pour s’associer au camp voisin, le rassemblement, avec l’idée de faire chier leur ancien patron.

Alain Mbaya, moins d’une semaine après son départ, a commencé à siéger au sein du conseil des sages du rassemblement. D’où l’allusion à une conspiration montée de toute pièce pour dépeuplé ce parti, qui a pourtant connu un début glorieux et dont l’avenir ne faisait l’objet d’aucun doute. Ce genre de revirement de camp et de valorisation automatique prouve que l’homme était à l’UNC pendant qu’il s’était déjà forgé un poste de poids au rassemblement.

Si les femmes sont souvent très assidues à la constance, il n’en aura pas été le cas pour madame Mamy Kanku. La, désormais, ancienne présidente nationale de la ligue des femmes est, pour l’heure, la dernière à fermer  la porte de l’UNC derrière. Madame Kanku a déclaré son divorce avec son ancienne famille politique  ce vendredi 20 octobre 2017 ; de quoi fustiger une crise énorme au sein de ce parti qui porte le mérite d’être l’un des partis les plus viables des centaines que compte la RDC.

De Justin Bitakwira, le premier poids lourd à quitter le navire, à Mammy Kanku, c’est pratiquement tous les caciques de l’UNC qui ont choisi l’exil. Ne reste plus que le tour de Kamerhe de démissionner pour déclarer le parti mort. C’est pourtant, peut-être, la sortie de celui-ci qui empêchera que d’autre ne s’en aille.

Que reste-t-il de l’ancienne UNC aujourd’hui ? Un président, oui ! Un public ? Relativement, oui, dans la partie Est du pays, le centre et l’ouest ayant suivi leurs leaders ! Le parti est désorganisé comme jamais. Qu’attend Kamerhe pour trouver un remplaçant au secrétaire général dont l’ancienneté dans le camp voisin est de plus d’un anniversaire ?

Ce parti sans directoire complet ne donne pas l’impression de faire peur à ses adversaires, malgré le charisme de son président qui évolue aujourd’hui en cavalier solitaire. Vk doit s’impliquer pour remettre l’ordre dans la boutique, ou carrément démissionner, comme le suggère déjà certain de ses partisans, afin de laisser le bâton de commandement à un autre maître qui, lui, y parviendra.

John Achiza

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