
La journée de ce Lundi 31 juillet 2017 s’annonce particulièrement mouvementée dans la ville de Bukavu.
Les organisations de la société civile dans sa diversité, les mouvements citoyens ainsi que les partis politiques essentiellement de l’opposition appellent à une journée de mobilisation pour appeler la centrale électorale à publier un calendrier électoral pour les élections à la fin de cette année.
Dans les Etats-majors des partis politiques, ce sont les appels à la mobilisation qui se poursuivent pour se joindre à l’appel de la Société civile. C’est à l’exemple de l’Union pour la nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, l’Union pour la Démocratie et le progrès social UDPS et toute la coalition du Rassemblement, ou encore dans les mouvements citoyens, la Lucha, Filimbi, Réveil des indignés etc.
Patient Bashombe qui a appelé à la mobilisation au nom de tous, ce vendredi 28 juillet au cours d’un point de presse, estime que les signaux sont au rouge et tout porte à croire que les actuels dirigeants veulent s’éterniser au pouvoir et ne veulent pas l’alternance tel que prôné par l’accord de la Saint Sylvestre.
« Au regard de l’inquiétude persistante, l’espoir de tout un peuple à savoir vivre la première alternance pacifique en RDC semble s’effriter au bénéfice de certaines personnalités politiques qui ont l’intention de s’éterniser au pouvoir, les organisations sus évoquées ont levé l’option de rencontrer la CENI pour lui rappeler sa prérogative constitutionnelle de publier le calendrier comme préalable important et conditionnel pour l’organisation des élections », dit le communiqué de presse de la société civile.
Dans une correspondance envoyée au maire de Bukavu depuis le 26 juillet pour information la société civile trace l’itinéraire de la marche qui débute à 10 heures et demande à l’autorité urbaine de prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les manifestants.
« Place de l’indépendance-feu rouge-place de la paix-Mairie-DGI-Bureau société civile jusqu’à la poste où un mémorandum sera lu et déposé au bureau de la CENI “
Notons toutes fois que cet appel n’a pas trouvé un écho favorable dans les partis de la majorité présidentielle même si on s’accorde que la constitution garantit la liberté de manifestation. Un cadre de cette plateforme politique au Sud-Kivu pense que ce n’est pas en mettant la pression sur la Ceni que ça va changer les difficultés que cette structure connait.
« Elles sont aussi d’ordre technique et la pression n’y pige rien …il faut laisser la CENI travailler tranquillement et on aura les élections le moment venu parce que c’est l’opposition qui tient le gouvernement qui doit débloquer aussi des moyens » tacle-t-il.
Ce cadre rappelle aussi que même si la constitution permet à chacun de manifester, il est important que ceux qui appellent à la mobilisation se rassurent qu’il n’y aura pas des actes répréhensibles par la loi « si non la loi va s’appliquer »prévient-il.
Ce lundi 31 juillet apparait donc comme le premier test pour la mobilisation des masses par la société civile, les mouvements citoyens et les partis politiques d’opposition au Sud-Kivu en vue d’exiger l’alternance à la fin de cette année.

Honneur-David Safari










