
Blaise Pascal Zirimwabagabo Migabo, Un jeune congolais de la province du Sud-Kivu a adressé une lettre à Patrice Emery Lumumba, le premier premier ministre du Congo indépendant.
Dans cette lettre, la 2ième du genre après celle de 2010, ce jeune s’inspire du discours de Lumumba pour peindre le tableau actuel du pays, 58 ans après.
Manque de travail, éducation difficile, persécution politique à cause des opinions, tueries et meurtres à grande échelle, spoliation des terres, …bref, des sujets qui tenaient à cœur l’ex premier ministre, dans son discours à l’occasion de l’accession de la RDC à sa souveraineté nationale et internationale.
A la fin de sa lettre, Blaise Pascal ne veut pas rester fataliste et promet de se battre, avec les autres jeunes conscients pour les idéaux qui étaient ceux de son « cher Lumumba ».
« La bonne nouvelle cher Lumumba, c’est que malgré cette image sombre du Congo que je viens de te peindre, il est en train d’émerger une jeunesse consciente – à laquelle j’appartiens-, une jeunesse active et engagée pour un Congo nouveau et prospère, pour ce Congo que tu as tant rêvé et pour lequel tu as sacrifié ta vie » conclut-il.
Voici sa lettre parvenue à Laprunellerdc.info
Cher Lumumba,
Il y a 8 ans, à la veille du cinquantenaire de l’indépendance de notre cher beau pays, la RDCongo, j’avais décidé de t’écrire pour la première fois. Tu ne m’as pas répondu mais je sais que tu as été très content de lire ce jeune homme de 18 ans (17 ans et 8 mois pour être précis) qui prenait conscience de la situation de ce pays que tu as toujours porté dans ton cœur et pour lequel tu as consenti des sacrifices énormes jusqu’au sacrifice suprême. Aujourd’hui j’en ai 26, n’est-ce pas que c’est à cet âge – un peu avant d’ailleurs – qu’a débuté ton engagement pour l’émancipation et le bien-être de notre peuple ? On ne dit par ailleurs que je te ressemble. Je t’envoie une photo de moi, tu pourras apprécier toi-même.
Huit ans après ma première lettre, j’ai hésité avant de t’écrire encore ne voulant pas troubler ta quiétude par une présentation des maux qui rongent ce pays pour lequel tu as tant donné et dont tu as rêvé la grandeur ainsi que la liberté de son peuple, de notre peuple. Le bantou que je suis, comme toi, sais pertinemment que les morts ne sont jamais morts. Je sais donc que ton âme plane sur notre beau pays le Congo et que tu es au courant de tout ce qui s’y passe non sans déception et amertume.
Je décide tout de même de t’écrire. Je ferai des efforts pour ne pas m’attarder sur les questions que j’ai abordées dans ma précédente lettre du 30 juin 2010. En outre, je ferai des efforts pour ne pas être long même si les événements récents et présents chargés d’émotions ne me donneront pas d’autre choix. Je sais que cela ne te gênerait pas d’ailleurs tant tu aimerais être à jour sur la situation de notre très chère Patrie. Peut-être qu’en allant bavarder avec tes « potes » Nkwame Nkrumah, Sylvanus Olympio, Modibo Keita, Um Nyobe, Amilcar Cabral ou encore Thomas Sankara, Samora Machel, Agostinho Neto et bien d’autres combattants pour l’indépendance effective des peuples d’Afrique, tu as raté un épisode des évènements récents du Congo. Dans tous les cas, je pense que tu seras content de me lire une fois de plus et peut-être décideras-tu de me répondre. Je te présente mes excuses pour les coquilles dans cette lettre, j’ai les larmes aux yeux en te l’écrivant et je n’aurai pas le temps de la relire avant de te l’envoyer de peur qu’en la relisant je ne sois amené à en modifier le contenu. Je laisse donc ma plume très chargée d’émotions glisser en sa manière.
Cher Lumumba, il y a 58 ans exactement que tu prononçais ce discours qui témoigne de ton engagement Congo prospère et grand, discours transmis par ailleurs à la postérité. Ton vœu de voir ce 30 juin devenir une « date illustre » et « ineffaçablement gravée » dans nos cœurs, une date transmise de génération en génération est en train de se concrétiser et rien ne pourra l’arrêter. Ni les années de dictature de Mobutu, les coups de feu des armées d’occupation qui ont endeuillé et pillé notre Patrie – ils n’ont pas cessé de roder autour tel des vautours-, ni les chants et tambours à la gloire de la dynastie Kabila qui a mis notre chère Patrie en faillite n’ont pas offusqué ta voix, la voix des congolais(e)s luttant pour la justice sociale, la dignité et le respect. 58 ans après, presque toutes les congolaises et tous les congolais ont lu, écouté ou entendu parler de ce discours qui marqua la rupture avec le colon belge et à travers lequel tu présentas ta vision pour un nouveau Congo, un Congo grand et prospère où il fait beau vivre, un Congo qui, en raison de sa situation géographique et de ses ressources, joue son rôle de moteur du décollage de l’Afrique. Une bonne nouvelle qui te réconfortera ! même si je trouve que la signification de la lutte que tu as menée aux côtés d’autres compatriotes pour la liberté de notre peuple n’est pas bien comprise par certains compatriotes par ignorance, mauvaise foi ou négligence. Et ce ne sera pas la moins bonne des nouvelles de cette correspondance.
Cher Lumumba, cette indépendance que nous célébrons ce 30 juin a été arrachée des colons belges par une « lutte de tous jours », une lutte « ardente et idéaliste » dans laquelle vous (toi et d’autres compatriotes) n’avez ménagé ni vos forces, ni vos privations, ni vos souffrances, ni votre sang. Je sais que tu t’attendais à ce que cette indépendance chèrement acquise soit préservée par la même bravoure – et même au-delà – que vous avez déployez pour l’arracher. Mais hélas ! Seulement 5 jours après notre indépendance, tu as vu comment certains traîtres n’ont pas hésiter de se transformer en « nègre de service » jusqu’à t’éliminer physiquement avec la complicité des puissances occidentales contre la domination desquelles tu as bravement lutté et pour servir de préfet d’intérêts de ces derniers. 58 ans après ton discours cher Lumumba, notre peuple continue de vivre une colonisation sous une autre forme. Pire, nos frères et sœurs ont pris la place du colon et répliquent le modèle de ce dernier allant souvent au-delà de la cruauté de celui-ci contre leurs propres compatriotes.
Cher Lumumba, 58 ans après ton discours, les congolais(e)s continuent de connaître un travail harassant avec des salaires de misère qui ne leur permettent pas de manger, de se vêtir ou de se loger décemment ou d’envoyer leurs enfants à l’école (malgré la gratuite de l’enseignement primaire consacrée jusque dans la Constitution !). Par ailleurs, les militaires et les policiers (gardiens de l’ordre public et de l’intégrité du territoire), les magistrats, les infirmiers et médecins, les enseignants, les agents de la fonction publique vivent misérablement et manquent de tout. Là où le bât blesse cher Lumumba, c’est le train de vie des politiciens congolais (Présidents de la République, Premier Ministres, Ministres, députés nationaux et sénateurs) et des gestionnaires des entreprises et services publics. Pour utiliser une image qui t’es familière, ces derniers mènent un train de vie de loin supérieur à celui du colon, amassant des milliards de dollars américains gardés dans des paradis fiscaux, dépensant sans compter et confondant sciemment le Trésor public avec leurs poches alors qu’à ce jour plus de 2/3 de congolais vivent dans l’extrême pauvreté. Cher Lumumba, à ton époque, toi et d’autres compatriotes aviez subi des ironies, des insultes, des coups que vous subissiez « matin, midi et soir parce que vous étiez nègres ». Je suis écœuré de t’informer que ces pratiques n’ont pas cessé. Pire, aux bourreaux belges se sont substitué des bourreaux congolais qui n’ont aucune pitié envers leurs compatriotes. Si vous subissiez ces humiliations pendant la colonisation car nègres, d’où vient-t-il que des congolais colonisent et exploitent leurs compatriotes après l’indépendance de notre pays ? N’est-ce pas révoltant ?
Cher Lumumba, à ton époque, toi et d’autres vaillants compatriotes aviez lutté contre les spoliations de nos terres réalisées à travers des « textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort ». Cela n’a pas pris fin malheureusement. Aux spoliations des funestes années de Mobutu a succédé un régime qui a fait de la prédation et de la spoliation son mode de gouvernance. Peux-tu t’imaginer que dans ce pays, des paisibles citoyens (femmes, enfants, vieillards, hommes etc.) d’une localité du Sud-Kivu (Mbobero) soient chassés des terres ancestrales qu’ils occupent depuis des décennies et que des infrastructures sociales érigées sur ces terres soient démolies (écoles, hôpitaux) alors que le pays fait face à une crise d’infrastructures sociales sans précédent ? N’est-ce pas là une pratique Léopoldienne inadmissible 58 ans après l’indépendance de notre pays surtout de la part de ceux-là qui sont censé protéger notre peuple ? Malheureusement, des cas comme celui-ci sont légions dans le Congo indépendant. Je t’en épargne l’énumération.
Qui plus est, dans ce pays, la loi n’a jamais été la même dès lors qu’il s’agit d’un citoyen ordinaire ou d’un dignitaire du régime (et de ceux qui ont les moyens d’acheter la justice). Les mêmes opinions politiques pour lesquelles vous avez été relégués, exilés et torturés par le colon belge conduisent aujourd’hui des milliers de compatriotes derrière les barreaux lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement enlevés et exécutés et leurs cadavres emportés privant ainsi leurs proches d’un lieu de recueillement. Ne s’agit-t-il pas ici de la même méthode que tes bourreaux ont utilisée contre toi ? A ce jour, des milliers de congolais croupissent dans les geôles du régime pour leurs opinions politiques. Leur seul crime est l’amour de notre Patrie qui les pousse à exiger une meilleure vie pour notre peuple et le respect de la légalité, gage de stabilité. Comme pendant la colonisation, les trois dernières années, des manifestants pacifiques ont été tués par les armes achetées par l’argent du contribuable congolais et le régime est allé jusqu’à gazer des paisibles citoyens dans les lieux de culte et les maternités et y faisant des victimes. Je parle bien d’églises, cher Lumumba ! Cela s’est passé l’année dernière dans plusieurs villes du Congo. L’aviez-vous vécu pendant la colonisation ? De même, des milliers d’autres compatriotes qui ne voulaient pas se soumettre au « régime d’une justice d’oppression et d’exploitation » – situation contre laquelle tu as lutté pendant la colonisation- ont été forcé à l’exil et ne peuvent plus revenir dans ce beau pays qu’ils chérissent pourtant. « La paix des cœurs et des bonnes volontés » en lieu et place de la « paix des fusils et des baïonnettes » que tu as rêvé pour notre peuple peine à se concrétiser. Je t’avais informé lors de ma première lettre qui date d’il y a 8 ans, le Congo a perdu plus de 8.000.000 d’âmes durant les deux dernières décennies dans une guerre qui nous été imposée par les mêmes impérialistes qui t’ont ôté la vie et…comme pendant ton élimination, avec la complicité des congolais, ces nègres de service et d’autres pays africains, nos voisins même.
L’oppression de la pensée libre caractérise le Congo actuel et la jouissance des libertés fondamentales prévues dans plusieurs conventions internationales que la RD Congo a ratifiées et reprises dans sa Constitution et ses lois n’est que chimérique. Cher Lumumba, ce que je te décris n’est pas surréaliste, il s’agit bel et bien des conditions de vie des congolais 58 ans après l’indépendance et malgré le fait que pays se soit rebaptisé en une république, « démocratique » de surcroît. Cher Lumumba, je sais d’ailleurs à quel genre de risque j’expose ma personne en vous envoyant cette correspondance et en la rendant public. Mais le Congo ne vaut-t-il pas plus que ma petite personne ?
Cher Lumumba, le calvaire de notre peuple qui a « souffert dans son corps et sans son cœur l’oppression colonialiste » n’a pas pris fin. Avec tout cela, comment mener à bout cette « lutte sublime » qui devrait mener « notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur » ou établir la justice sociale que tu as rêvée pour notre peuple le lendemain de l’indépendance ? Comment faire du Congo « le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière » comme tu le voulais ? A ce jour, dans certaines régions du pays, des citoyens congolais sont égorgés, des femmes éventrées et des nourrissons écrasés avec le regard impuissant – parfois complice – des forces de sécurité. Sais-tu cher Lumumba que des millions de congolais vivent aujourd’hui dans des camps de réfugiés en Uganda, en Tanzanie, au Malawi, au Mozambique, au Burundi et ailleurs sur le continent dans des conditions misérables et d’autres sont des déplacés dits internes c’est-à-dire exilés sur notre propre sol ? Tu as rêvé cher Lumumba, d’un Congo dans lequel « les terre profitent véritablement à ses enfants ». 58 ans après, les richesses minières du pays sont exploitées par les mêmes multinationales qui nous pillent et nous spolient depuis que les colons ont mis leurs pieds sur notre territoire et ce pillage est réalisé aujourd’hui avec la complicité de dirigeants corrompus et de certains congolais avides et égoïstes. Sais-tu cher Lumumba que nos ressources minières n’ont servi qu’à enrichir les dirigeants congolais et certains pays voisins ainsi que les multinationales qui les exploitent à vil prix alors que les populations des zones environnant les sites miniers n’ont accès à aucun service social ? Celles-ci sont d’ailleurs souvent purement et simplement spoliées de leurs terres (ancestrales par ailleurs) sans préavis ni indemnisation préalable, effective, juste et équitable.
A ce jour cher Lumumba, des centaines de milliers d’enfants congolais souffrent de malnutrition. Je sais que cette information te fera très mal tant tu connais les potentialités agricoles de notre pays, la richesse de ses fleuves, lacs et rivières. Les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui ne pensent qu’à leurs privilèges et ne se soucient guère de l’amélioration des conditions de vie des congolais. Le chômage a atteint un degré indescriptible (plus de 60% de la population active) et ceux qui ont la chance d’avoir un petit boulot ont un salaire de misère dans le secteur public et privé avec des arrières pouvant aller jusqu’à 10 mois et même plus. Bref la situation sociale du congolais est catastrophique. Selon les études récentes, plus autour de 80% de congolais vivent avec moins de 1 dollars 90 centimes états-uniens par jour (en dessous du seuil de la pauvreté) !!!
Tu me demanderas sûrement cher Lumumba : « mais fiston, qu’est ce qui marche finalement dans notre pays ? La situation que tu viens de me peindre semble présenter les mêmes couleurs que l’oppression du colonialisme contre laquelle nous avons lutté et sacrifié nos vies voire pire ». Cher Lumumba, je te laisse tirer les conclusions de ce portrait que j’essaie de faire avec fidélité et sincérité.
La bonne nouvelle cher Lumumba, c’est que malgré cette image sombre du Congo que je viens de te peindre, il est en train d’émerger une jeunesse consciente – à laquelle j’appartiens-, une jeunesse active et engagée pour un Congo nouveau et prospère, pour ce Congo que tu as tant rêvé et pour lequel tu as sacrifié ta vie. Cette jeunesse dynamique, je te le confirme cher Lumumba, a les compétences, l’Amour de la Patrie et les énergies nécessaires pour continuer le combat qu’avec d’autres dignes fils du Congo tu as commencé pour une indépendance effective qui doit aussi marquer un tournant décisif vers la libération de toute l’Afrique. Cette jeunesse ne recule « devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise » comme tu l’avais exhorté.
Cher Lumumba, ce Congo que tu as tant rêvé se réalisera. J’y crois. Et comme un petit colibri, j’apporte ma petite pierre à l’édifice. On ne trahira jamais ton combat, ta lutte. Notre jeunesse va refonder le Congo et écrire son histoire, une histoire de gloire et de dignité.
Blaise Pascal Zirimwabagabo Migabo
Député Apalata Ambo, élu du territoire de Aketi. Ph. tiers
Le député national élu de la circonscription de Aketi, Bienvenu Apalata Ambo écrit au président en rapport avec sa déclaration sur le plateau de TV 5 la semaine dernière.
A la question des journalistes sur comment va-t-il se comporter face à son prédécesseur qui était accusé par plusieurs organisations nationales internationales d’avoir commis des graves violations des droits humains, le président Felix Tshisedi avait déclaré qu’il n’a pas le temps de fouiner dans le passé. Cela a suscitée plusieurs réactions dont cette lettre du député Apalata Ambo que nous proposons de lire in extenso.
Pour lui, il n’y a pas de vraie paix sans justice.
Lettre ouverte du député Apalata Ambo, élu de Aketi.
Notre président de la République n’a pas le temps de fouiner dans le passé.
Le Président de la république l’a dit au cours de son interview sur TV5 : « je n ai pas le temps de fouiner dans le passé. ».
Vous avez raison Mr le Président. Vous n’allez pas passer tout le temps à » Explorer les moindres recoins pour découvrir quelque chose » !!! On dirait que vous ne cherchez pas de problème avec quelqu’un ou avec un groupe d’individus.
Le peuple Congolais ne vous demande pas de FOUINER mais de RENDRE JUSTICE .
Quand vous n’avez pas le temps, voici ce que ça veut dire :
1. Sur le plan de respect de la vie humaine :
Vous n’avez pas le temps de savoir la vérité sur la mort de :
– Rossy Mukendi
– Hussen Ngandu
– Therese Kapinga
– Luc Nkulula,
Et des plusieurs centaines des Congolais, tués sauvagement par les » forces de l’ordre » parce que seulement ils réclamaient les élections qui devraient faire de vous Président de la république.
Monsieur le Président, au cas où vous l’auriez oublié, c’est vous même, en votre qualité de Président du RASSOP, qui nous avait envoyé manifester dans la rue, et nos frères sont tombés sur » le champs d’honneur « .
Monsieur le Président, aviez-vous oubliés les prêtres déshabillés, tabassés et humiliés devant les chrétiens ?
Avez vous oubliés l’internet coupé, sms suspendu ? Les combattants arrêtés, brutalisés, humiliés,… ?
Monsieur le Président, souvenez vous des 2 étudiants de 2ème licence à l’Unikin , tués a bout portant car ils ne réclamaient que la fin de la grève sur le site universitaire.
Fouiner dans le passé c’est aussi penser à eux et tout les autres étudiants sauvagement massacrés.
Fouiner dans le passé c’est aussi se souvenir de nos frères et soeurs massacrés sans raisons :
– au Kassai ( kamwina sapu)
– au Nord Kivu( ADF NALU, MAI MAI, LRA, …)
– sud kivu
– Equateur( Inyele)
– Congo central ( Bundi dia Congo )
– Ituri ( Cobra Matata…)
– Les Uele ( LRA, Mbororo..)
-……
Que dire de la guerre de 3 jours et de 6 jours à Kisangani, et plusieurs autres guerres dont on n’a jamais indemnisés les victimes ?
Que dire des femmes enterrées vivantes dans le Kivu?
2. Sur le Plan économique et de développement
Monsieur le Président, refuser de fouiner dans le passé, c’est refuser de savoir la vérité sur :
* La campagne agricole 2012- 2014 dont le coût total du projet : 70 millions des dollars sans suite jusqu’aujourd’hui.
* L’achat des locomotives pour la relance de la Societé Nationale de Chemin de Fer dont le Coût total du projet : 435 millions des USD de la Banque Mondiale et 50 millions des USD du gouvernement de la RDC. La SNCC est en faillite malgré ces grosses sommes d’argent et votre actuel Premier ministre en connais quelque chose.
* Le dossier «projet bukangalonzo»
Coût total du projet : 200 millions des USD investis
* dossier redevances logistiques terrestres allouées à l’Onatra dont le Coût du projet : 50 millions des USD déjà mobilisés pour réhabiliter les rails de l’ex Onatra,Matadi-Kinshasa
* Le projet de construction des passerelles sur le boulevard Lumumba dont le Coût du projet : 15 207 163,73 des USD
* Projet de construction des stades municipaux dont le Coût du projet : 5 000 000 USD
* Projet de construction de 100 écoles par an dont le Coût du projet : 198 255 754 USD
l’argent a été utilisé dans le cadre du projet PRRIS et où ont été construites les 5 000 écoles ?
*Les machines à voter dont le coût réel était de 50.000.000$ mais le trésor publique avait payé 150.000.000$ dans les poches privées des responsables de la Ceni. Corruption à l’origine des sanctions américaines. Quel a été le suivi judiciaire de ce détournement du siècle?
Monsieur le président,
Et toutes les révélations de Jean-Jacques Lumumba sur le détournement de la famille Kabila, resteront-elles impunies au nom de votre vision du futur au détriment du passé ? Un peuple sans mémoire est un peuple appelé à disparaître.
Monsieur le Président, vous connaissez la vérité sur :
– les dettes que les Ministres et leurs familles ont pris au Fonds pour la Promotion de l’Industrie ?
– L argent de Go-Pass que chaque passager paye dans les aéroports du pays ?
– le passeport congolais qui est le passeport le plus cher au monde ?
– le marché gré à gré pour achat en liquide des avions de congo airways et des bus Transco ?
Monsieur le Président, regarde comment eux fouinent sur votre gestion dans l’affaire de détournement prétendu des 15.000.000 de dollars.
Nous ne vous demandons pas de faire le mal à un individu ou un groupe d individu, nous reconnaissons vos qualités de Chrétien.
Mais nous ne vous demandons pas non plus de faire le mal aux 80.000.000 des congolais seulement pour protéger un groupe des jouisseurs malhonnêtes.
Monsieur le Président, Nelson Mandela était un Homme de paix , de réconciliation et de pardon.
Il ne s’est jamais vengé pour le mal dont lui même et sa communauté étaient victimes. Mais il n’a pas non plus laisser le mal impuni de peur que l’IMPUNITÉ ne gagne la société.
Il a instauré la Commission Vérité et Réconciliation, avec a sa Tête, Monseigneur DESMOND TUTU.
Monsieur le Président
Par reconnaissance aux héros tombés pour la démocratie, une enquête doit être ouverte. Une commission vérité et réconciliation doit être instituée.
IL N Y A PAS DE VRAIE PAIX SANS JUSTICE
Elysée Ntabaza (G) et Sylvanus Mushi Bonane(D) au cours d’une conférence de Presse à Bukavu. Ph. Laprunellerdc.info.
C’est une saga politico-judiciaire qui est loin de dire son dernier mot dans la province du Sud-Kivu. En effet, depuis les dernières élections générales de décembre 2018, les contentieux électoraux semblent avoir créé plus de confusion que de lumière à l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu.
Dans une conférence de presse tenue ce samedi 28 septembre 2019 à Bukavu, le professeur Sylvanus Mushi Bonane, président du parti politique UPRDI et vice-président intérimaire de PALU et Alliés en République Démocratique du Congo affirme avoir le plein droit de réclamer la validation de son mandat par l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu en remplacement du député de A2018, Georges Musongela. Il ne devrait pas y être seul : son regroupement a également gagné, selon ses dires, un autre siège en faveur du député Elysée Ntabaza dans la circonscription électorale de Kabare en remplacement du député Jérémie Basimane.
Celui qui se considère désormais comme député provincial, explique que cette « cacophonie » a été délibérément crée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui avait prétendu que son regroupement n’a pas réuni les voix nécessaires pour couvrir le seuil électoral de 3% aux dernières élections. Pourtant, explique Bonane, à part l’UNC, A2018 et l’AFDC, c’est son regroupement PALU-A qui devait venir en bonne place et notamment dans le déploiement des témoins sur l’ensemble du Sud-Kivu.
Il explique que son regroupement a obtenu plus de 43.000 voix dans les seules circonscriptions de Walungu, Kabare et Bukavu alors que le seuil était de 39.800 voix. «C’est injustement et méchamment que la CENI avait prétendu que nous n’avons pas atteint le seuil. Elle était d’ailleurs incapable d’apporter la preuve du contraire » explique-t-il en conférence de presse.
Une saga judiciaire pleine de revirements
Résultats proclamés, le Palu et Alliés les conteste et pense qu’au niveau national, il était en droit de disposer 3 députés nationaux et 3 députés à l’Assemblée Provinciale.
Le premier recours au niveau de l’élection provinciale commence par la chambre administrative d’appel de Bukavu. Là, le recours avait été déclaré irrecevable « en prétendant que la signature de Gizenga n’était pas lisible » s’étonne Bonane.
C’est alors que le regroupement PALU-A va décider d’aller en appel au Conseil d’Etat comme le prévoit l’article 74 de la loi sur les juridictions de l’ordre administratif et même la loi électorale. Au Conseil d’Etat, Mushi Bonane gagne et son regroupement ont gain de cause et arrachent 3 députés provinciaux par l’arrêt 040.
Selon Mushi Bonane, conformément à l’article 386 sur les juridictions de l’ordre administratif, l’arrêt 040 n’est susceptible de recours, que rien ne peut changer l’action.
«Cet arrêt invalide tour à tour pour la circonscription électorale de Bukavu Musongela, proclame élu, Mushi Bonane. Même chose à Kabare où cet arrêt invalide monsieur Basimane Zirhumane Jérémie et proclame élu Monsieur Bahati Ntabaza Elysée. Pour la Circonscription de Walungu, cet arrêt invalide monsieur Lwamira Zacharie et proclame élu monsieur Domengo Léonard » rappelle Mushi Bonane concernant l’arrêt 040.
« C’est là que le PPPD initie un recours en révision. Un recours enrôlé sous RVE 001 et ont été déboutés, selon le professeur Mushi Bonane. « Le PPPD s’est entendu avec A 2O18 et ce dernier a introduit une requête en rectification d’erreur matérielle. Cette requête a connu l’accompagnement du PPPD comme intervenant volontaire et devenaient deux demandeurs sur la même requête et malheureusement pour eux, ils ont été déboutés. Ça fait 3 victoires. C’était fini en droit parce que le même arrêt n’est pas susceptible de recours mais parce qu’ils sont venus en révision on les a renvoyés, ils sont venus en rectification d’erreur matérielle et leur requête a été déclarée irrecevable. Et en droit on dit que le Conseil d’Etat, par ce fait, avait clôturé ce litige. Le Conseil d’Etat était dessaisi de ce litige » explique Mushi Bonane.
Mushi Bonane poursuit qu’il était surprenant d’apprendre que le PPPD avec A2018 sont revenus avec la même demande : rectification d’erreur matérielle pour faire un peu copie de la Cour Constitutionnelle et ont obtenu aux juges cette demande. Et là, explique le président de l’UPRDI, c’est le rôle qui est inversé en terme de titre. Là c’est le PPPD qui devient demandeur et A2018 devient intervenant volontaire.
L’arrêt de tous les enjeux et de toutes les confusions
Le professeur Mushi Bonane explique que c’est avec cette nouvelle requête que nait l’arrêt de « tous les enjeux et de toutes les confusions ».
Bonane rappelle qu’en droit on ne peut pas juger une chose, deux fois. Le principe de « non bis in idem ». Un principe bafoué, selon lui par la Juridiction qui a accepté de juger sur deux fois sur la même chose. C’est l’arrêt 144/040/145/040 qui, dit-il, crée la confusion en ce qui concerne Walungu.
Ce dernier arrêt déclare irrecevable l’intervention volontaire de A2018 pour Bukavu avec Musongela « Pour dire que lui est out et ne peut tirer aucun bénéfice de cet arrêt » Cet arrêt déclare recevable et fondée la requête de rectification d’erreur matérielle du PPPD. Corrigeant les erreurs contenues dans l’arrêt 040, rétracte l’arrêt 040 rendu par le Conseil d’Etat le 26 avril 2019.
Pour Mushi Bonane, c’est là où les jeunes juristes se perdent. « Quand on rétracte une décision de Justice, il y a une conséquence. Effectivement il y a une conséquence car on rétracte totalement ou partiellement », soutient-il.
Et l’arrêt dit : rétabli la liste PPPD dans ses droits en ce qu’elle avait obtenu un siège dans la circonscription de Walungu. Confirme en conséquence, les résultats provisoires de la CENI en proclamant définitivement élu dans la circonscription électorale de Walungu Lwamira Zacharie. Dit que le présent arrêt sera notifié aux parties et à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et publiée au Journal Officiel de la RDC».
Lwamira oui, pour l’instant mais pas Musongela et Basimane
Pour Bonane, Les noms de Musongela et de Basimane n’ont pas été cités dans l’arrêt et en conséquence ne sont pas concernés par la décision.
« Ça veut dire en droit que la rétractation [si elle était permise], n’aura été donc que partielle. La seule personne qui peut tirer une prétention, un petit droit de cet arrêt s’appelle Zacharie Lwamira parce qu’on a dit que on confirme son résultat. Les autres sont restés dans la situation de l’arrêt 40. Vous verrez que les autres ont dit que l’arrêt 040 n’avait pas invalidé certains, non !vous verrez avant le dispositif que c’est la circonscription électorale de Walungu qui vient en dernier à la place de Lwamira c’est Domengo hachuré en gras. A Kabare, c’est Ntabaza Bahati qui est à la place de Basimane et hachuré en gras. A Bukavu, c’est Mushi Bonane. Et dans les dispositifs on nous reprend comme tel confirmés élus » tranche l’avocat Bonane.
Pour lui, personne ne peut prétendre que « l’honorable » Ntabaza de Kabare est touché par cet arrêt. Ou encore « l’honorable» Mushi Bonane n’est pas également touché par cet arrêt.
Une requête en prise à partie contre les magistrats
Il reconnait tout de même que cet arrêt n’a d’effets que sur son collègue Domengo de Walungu mais un effet qui ne va pas durer car il demeure l’élu provincial dans la circonscription électorale de Walungu , l’arrêt du Conseil d’Etat n’étant pas susceptible de recours.
«En attendant, nous qui ne sommes pas concernés par le dernier arrêt, nous venons à l’ouverture de la session et occuper nos sièges à l’Assemblée Provinciale parce que nous sommes respectueux de la loi. Nous disons à notre collègue, Dieu merci nous avons fini par convaincre le Conseil d’Etat qui a enrôlé deux requêtes de notre part. Une requête en interprétation de deux arrêts pour qu’on nous dise finalement entre 040 et 144 et suivant lequel prime sur l’autre et ce sera clair et fait tout de suite. Et nous avons une autre requête 006 en prise à partie pour obtenir la sanction contre ces juges et l’annulation de cette œuvre isolée parce que c’est rendu sur un litige qui n’existe pas car du néant, rien ne naît » conclut Sylvanus Mushi Bonane.
Un parti qui n’a pas atteint le seuil électoral peut-il avoir un siège?, répond Musongela
Pour l’un des députés visés par Mushi Bonane, dans l’arrêt, il est même dit clairement que PALU et alliés n’a jamais atteint le seuil électoral. Un parti qui n’a pas atteint le seuil électoral peut-il avoir un siège?, s’intérroge Georges Musongela.
«La décision est intéressante sur deux aspects: un, il admet qu’il y a des erreurs matérielles et les énumère au nombre desquelles le fait que le PALU et alliés n’a jamais atteint le seuil électoral nécessaire pour l’attribution des sièges. (Trois au total: confère 4ème feuillet). Le deuxième aspect important est que le conseil d’État rétracte son arrêt rendu sous le REA 040. Rétracter signifie réfuter. L’arrêt 040 n’existe plus. Contrairement à ce que dit Bonane qui veut faire croire qu’il existerait deux arrêts. Le seul arrêt qui a statué sur le fond de l’affaire c’est le 040 aujourd’hui remplacé par le REA 144/145 » explique Georges Musongela à Laprunellerdc.info.
En attendant, Mushi Bonane et son collègue Bahati Ntabaza se préparent à rejoindre l’Assemblée Provinciale. Le premier explique qu’ils y seront d’abord comme participants jusqu’à ce que toutes les procédures de validation de leur mandat arrivent à terme. Il rassure qu’il n’est pas question pour lui de créer des échauffourées à l’hémicycle provincial mais de faire entendre la voix du droit. Jusqu’où ira cette saga politico-judiciaire? C’est ce que nous verrons!
Jean-Luc M.

La pluie diluvienne qui s’est abattue la matinée de ce dimanche sur la majeure partie de la ville de Kamituga dans le territoire de Mwenga n’est pas passée inaperçue.
Un enfant de moins d’une année a été surpris par l’eboulement d’un mur au quartier Regideso vers « Camp 6 »
Une information confirmée par le vice président de la société civile, Monsieur Hansen Kaseke qui déclare que toute une famille entière était sous le sol mais grâce au secours de la population, les uns ont pu être sauvés malheureusement l’enfant lui n’a pas pu résister et est décédé.
Des dégâts matériels énormément ont été enregistrés également suite à cette pluie.
Cet acteur de la société civile appelle la population à plus de vigilance durant cette période pluvieuse et d’éviter de construire à des sites impropres à la construction mais également de faire appel aux personnes non qualifiées dans la construction.
Rappelons que le mercredi dernier, l’Institut de Mwenga a perdu six toitures de classes, 3 murs se sont écroulés et des documents scolaires endommagés suite à une pluie torrentielle qui s’était abattue dans tout le territoire de Mwenga.






