21 ans après le massacre de Kasika : la Lucha sera en recueillement ce samedi à Bukavu – La PrunelleRDC.info

Des militants de la LUCHA en sit-in à la CENI pour réclamer le respect de l’accord de la saint sylvestre en 2017. Ph. Laprunellerdc.info

Dans le cadre de la commémoration de vingt-et-un ans d’anniversaire depuis les massacres de Kasika, Kilungutwe et Kalama, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) section du Sud-Kivu organise une journée de recueillement en mémoire des victimes. C’est sera après la messe matinale qui est dite à la cathédrale notre Dame de la Paix. C’est sera aussi l’occasion de solidariser avec la population de Beni qui connait presque le même problème vingt-et-un an plus tard. La journée de recueillement est en principe prévue à la place Munzihirwa de Bukavu (Nyawera).

Pour la Lucha, il n’est pas normal que des crimes comme ceux commis à Kasika, Kalama, Kilungutwe continuent impunément à Beni. Il faut que les auteurs soient vraiment sanctionnés et que Beni respire désormais un air de paix.

«A l’occasion de l’anniversaire des massacres des milliers des personnes dans le territoire de Mwenga, nous organisons une journée de recueillement en mémoire des victimes et pour solidariser avec les populations de Beni qui traversent les mêmes problèmes pendant maintenant cinq années . Leur sang cri vengeance, il réclame la justice. Beni qui jadis était un havre de paix connait un cycle de violence sans précédent, nous devons agir et voilà nous avons commencé. C’en est assez, la paix à Beni est une urgence et une priorité, justice pour Kasika et Kilungutwe et Kalama doit être rendue» nous dit Henry Cimalamungo, militant de la Lucha.

Pour rappel, une rébellion meurtrière a vu le jour le 2 août 1998 à Goma et elle a embrasé tout l’Est. Le laissant avec des traces des guerres visibles jusqu’aujourd’hui. Le 24 Août de la même année, à la suite d’une attaque menée à la veille par des résistants locaux, l’armée rwandaise se déchaîne littéralement sur la population du Sud-Kivu. Ces militaires tuèrent hommes, femmes, vieillards et enfants d’une manière particulièrement cruelle. Avant d’être tuées, les femmes étaient violées, torturées et mutilées. Des villages entières furent consumés et personne ne fut épargnée même pas le chef coutumier ou les prêtres catholiques.

Eric Shukrani

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