Sud-Kivu-dossier NP et NU: vers une implication des parents dans la recherche de la solution?

Le Vice-Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marc Malago Kashekere, a reçu dans la soirée de lundi 28 octobre les enseignants grévistes dans une réunion pour qu’ensemble ils trouvent des pistes de solution pour mettre fin à la grève.

Parmi les pistes de solution, le vice-gouverneur a proposé une rencontre entre les parties prenantes à l’éducation à savoir le gouvernement, les enseignants et les parents.

Cette rencontre qui doit se tenir le jeudi 31 octobre doit servir de cadre pour qu’ensemble, ils réfléchissent sur les solutions à apporter au problème des enseignants non payés et aux nouvelles unités. D’où un appel à chaque groupe à venir avec des propositions comme, le dit Jacques Cirimwami, président provincial du syndicat des enseignants des écoles catholiques.

La proposition du vice gouverneur vient rencontrer celle de l’archevêque de Bukavu, François-Xavier Maroy, qui lors de la grève de enseignants des écoles catholiques et protestantes du mois de septembre avait appelé à une rencontre entre les enseignants, les parents, le gouvernement et l’église.  

« …Nous, nous sommes toujours disponible, nous attendons maintenant que l’Etat nous dise ce que nous faisons, … Nous attendons que les parents nous disent se que nous faisons, …Que l’enseignant nous dise ce que nous faisons, et ensemble nous allons le faire », avait-il dit.

Disons que cette proposition de l’archevêque qui avait divisé l’opinion Bukavienne avait été donnée après une rencontre entre Marc Malago et François-Xavier Maroy.

Un comité contesté par les parents

Les parents selon appelés à être représentés à ces assises par l’Association des Parents d’Elèves Catholiques (APEC), l’Association des Parents d’Elèves Protestants (APEP) et si possible l’Association Nationale des Parents du Congo (ANAPECO).

Depuis longtemps, ces associations sont décriées par les parents qui les reprochent de ne pas soutenir les opinions des parents et d’être à la solde des gestionnaires d’écoles.

« Ces associations recevaient 1% dans la prime que payer les parents. Ils ne s’opposaient jamais à la hausse de la prime et donnait le feu vert aux gestionnaires pour la hausse sans l’aval des parents », nous dit un parent qui dit n’est pas être concerné par les propositions que donneraient ses associations.

Pour rappel, des enseignants des écoles catholiques et protestantes ont décrété un mouvement de grève depuis le 21 octobre afin de demander à l’Etat congolais de payer les enseignants NP et NU et de prendre en charge les agents d’appoint.

Ce mouvement de grève et le deuxième en moins d’un mois depuis la rentrée scolaire 2019-2020, une année placée sous la gratuité de l’enseignement de base par le Président de la République, Félix Tshisekedi.

La question à se poser est celle de savoir si l’appel du Vice-gouverneur aux parents est une manière  de restaurer la prime ou appeler les parents à redevenir les interlocuteurs des enseignants dans la prise en charge financière de l’éducation de leurs enfants.  Une solution non envisageable pour plusieurs d’entre eux qui rappellent que le seul interlocuteur pour la prise en charge des enseignants est l’Etat Congolais. 

Jean-Luc M.

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