Kinshasa: le CLC exige la démission immédiate des juges constitutionnels et le renouvellement de l’équipe de la CENI

Le Comité Laïc de Coordination (CLC) accuse la Cour Constitutionnelle et la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) d’être à l’origine de ce qu’elle qualifie de cauchemar qui aurait dû être évité si ces deux institutions auraient bien joué leur rôle.

Dans son communiqué rendu public ce dimanche 14 Juillet, le CLC dit constater avec regret que ce dont il craignait est bel est bien arrivé parce-que deux institutions dont la Cour Constitutionnelle et la Commission Électorale Nationale Indépendante ont décidé de plonger le pays dans une «crise poste électorale» qui, pourtant, pouvait être évitée.

«Ce cauchemar est l’oeuvre délibérée deux institutions à savoir la CENI, en se soustrayant à l’obligation constitutionnelle de publier en détail les résultats électoraux, en fabriquant en toute conscience une situation de bicéphalisme politique. La Cour Constitutionnelle qui a pris la redoutable responsabilité de consacrer la ruine totale du système judiciaire national, elle a tenu à démontrer à ceux qui n’en étaient pas encore convaincus qu’elle n’était rien d’autre qu’une chambre d’enregistrement de la raison du plus fort, une démonstration honteuse»

Pour le CLC, le combat pour l’État de droit doit se poursuivre et sa réhabilitation  passe par la réhabilitation de ses institutions de référence. Et pour y arriver, il a carrément demandé la démission de tous les juges de la Cour Constitutionnelle et renouveler toute l’équipe de la CENI comme préalable à toute organisation des nouvelles élections au pays.

«Le CLC exige la démission de tous les soi-disants juges constitutionnels afin de permettre à cette haute institution de vivre  sa renaissance avec une équipe choisie parmi les juges compétents, dignes et intègres que compte la RDC. Aucune élection n’est envisageable avec la haute direction de cet organe, que tout soit précédé par le renouvellement de l’équipe.» indique le communiqué.

Pour rappel, les critiques se sont multipliées contre la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle après les dernières élections du 30 décembre 2018. Si plusieurs, ont accusé la CENI d’avoir “fabriqué” les résultats publiés, d’autres ont accusé la Cour Constitutionnelle d’avoir invalidé des vrais élu, surtout de l’opposition “Lamuka” pour faire plaisir à la plateforme soutenant Joseph Kabila, l’ancien président. 

Jean-Luc M.

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