Sud-Kivu : pour sauver la province, il faut “obligatoirement” un bureau de l’assemblée provinciale fort (NDSCI)

Alors que tous les regards sont fixés vers la question des candidatures pour les sénatoriales et au Gouvernorat du Sud-Kivu, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile prévient qu’il ne faut pas baisser la garde et exiger un bureau fort en province « capable de tenir tête aux donneurs d’injonction de Kinshasa et défendre les intérêts de la province ».

« La NDSCI constate malheureusement que toutes les attentions ne sont focalisées que sur le gouvernorat et les sénatoriales. L’élection des membres du bureau de l’Assemblée provinciale, premier organe en Province, semble être le cadet des soucis et préoccupations des citoyens.

Face à un tel désintérêt, la NDSCI voit le risque de retrouver des personnes moins habiles au perchoir de l’organe délibérant. Et pourtant, l’avenir et le décollage de la Province du Sud-Kivu dépendent aussi en grande partie non seulement de la qualité des députés provinciaux, mais aussi et surtout de la composition du bureau de l’Assemblée provinciale qui doit avoir à sa tête un Président dynamique, compétent capable de tenir tête aux donneurs d’injonctions de Kinshasa et en mesure de défendre valablement les intérêts et problèmes de la Province et non un Président lécheur des bottes de l’autorité provinciale » dit une dépêche de la NDSCI.

Pour cette organisation citoyenne, si la province a tardé de décoller c’est également à cause de la faiblesse de l’assemblée provinciale avec un président « totalement incompétent».

« Si la Province a eu du mal à décoller durant les législatures précédentes c’est notamment à cause de la faiblesse de l’organe délibérant qui avait à sa tête un Président totalement incapable et incompétent et des membres du bureau esclaves du lucre facile ».

La NDSCI dit interpeller les députés provinciaux à prendre cette question au sérieux en se dotant d’un bureau fort et compétent avec à sa tête un(e)jeune député dynamique et apte à assumer valablement cette responsabilité.

« Sans cela, il ne faut rien espérer. Même avec un ange venu du ciel comme Gouverneur, sans une assemblée forte et un bureau dynamique, ça sera le statut quo et les citoyens n’auront que leurs yeux pour pleurer encore une fois », conclut l’organisation.

L’ancienne assemblée provinciale a toujours été accusée “d’inutile” par plusieurs acteurs sociaux et politiques de tout bord. Si elle a réussi à déboulonner 3 Gouverneurs, son travail avait toujours été vu comme monnayé par les exécutifs qui se sont succédé à la tête de la province. Beaucoup parlait des “motions alimentaires” pour qualifier les différentes interpellations et motions contre plusieurs autorités provinciales d’autant plus que la grande partie ne pouvait pas aboutir. Beaucoup estimaient par ailleurs que le Bureau de cette assemblée Provinciale était le principal frein au travail de certains députés.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’un bureau provisoire qui dirige l’assemblée provinciale en attendant l’élection du Bureau définitif. Et là; les attentes sont nombreuses de la part des habitants.

Thomas Uzima

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