
Il est célébré en ce 01 Aout 2018 la fête des parents. Ces pèlerins ayant triomphé de diverses épreuves, en vue de rassurer un avenir radieux à leur progéniture, en dépit des aléas de la nature. Le parent congolais, plus que les parents du monde entier, ne mériterait-il pas plus qu’un jour de mémoire ?
C’est si beau d’engendrer un fils, ou une fille, selon que les cieux en ont offert le don ! C’est si doux de contempler le joli petit sourire du nouveau-né, et plus tendre encore de le tenir entre ses bras. Oh ! Que cela est si émouvant, quand la maman retourne de la maternité, accompagnée d’entonnements mélodieux. Quand le papa complimenté de tous bords, annonce la venue du jeune être dans sa famille, nul s’imagine le calvaire qui s’en suivra, de suite de la misère, devenue monnaie courante, et du relâchement inimaginable dont est victime la jeunesse, de la part des dirigeants politico-sociaux du pays.
En effet, cette journée rend hommage à tous les parents de la république qui ne cessent de sacrifier le meilleur d’eux-mêmes pour assurer un avenir radieux à leurs enfants. Cet avenir aussi précieux n’est toujours pas aussi précieux que le souhaitent ses artisans, malheureusement. De la santé prénatale à la santé maternelle, en passant par la santé maternelle, le pouvoir public ne s’empêche pas de décliner sa responsabilité, en chargeant les seuls parents de tous ces fardeaux dont la responsabilité lui incombe théoriquement.
Dans un État où le tissu social est complètement déchiqueté, quel n’est pas le malheur de constater que tous les efforts consentis par les parents, pour léguer à la terre une postérité digne de pérenniser les rêves des générations précédentes, sont souvent annihilés à cause de la mauvaise gestion du pays.
L’éducation de la jeunesse, fer de lance de l’avenir du pays, ne serait-elle pas la priorité de tout un Etat ? Cette question, découlant de la suprême charge des dirigeants, est aujourd’hui reléguée au dernier plan, et ce sont les parents qui se sentent obligés de prendre la relève. Ce qui devait être une priorité pour le pays et devenu une responsabilité individualisée de chaque parent, preuve de la démission notoire de l’État.
Pourrions-nous imaginer un pays incapables d’assurer l’éducation des enfants, et de s’occuper de la santé infantile et maternelle? Sous d’autres cieux cela s’avère inconcevable car la fragilité de ces êtres leur confère une attention particulière, de la part des institutions étatiques.
Encore que le coût de la vie s’annonce de plus en plus galactique, une fois de plus les pauvres parents se retrouvent coincés entre le marteau et l’enclume. Doivent-ils se conformer au rythme du pays en prenant le risque de se foutre de l’avenir de leurs enfants ?
Miséricordieux, le parent congolais ne tient pas compte de tous ces obstacles, moins encore de aléas susceptibles d’altérer le fruit de son sacrifice. Il se bat contre la nature en vue d’offrir un avenir radieux aux fruits de ses entrailles.
Être parent, en RDC, n’est que pire exploit, étant donné les obstacles qu’on est appelé à braver. En plus de ses charges traditionnelles, le parent congolais active son génie pour garantir un soutien holistique à son enfant.
L’État, démissionnaire, ne se soucie guère du devenir de la nation, dans la mesure où le parent s’avérait incapable de combler cette brèche née de l’inconscience notoire des services attitrés.
Hommage aux parents du monde entier, particulièrement à ceux de la RDC. Vous êtes des champions.
Florence Ashuza

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préferé se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.
Claude Musengero
Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu
Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière
Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche, porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.
« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.
Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.
» La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.
Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.
» Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.
Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.
« Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.
Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.
Bertin Bulonza

« Les enseignants doivent retourner à leur métier qui est celui de donner cours. S’ils ne rentrent pas, ils doivent être chassés et remplacer par d’autres personnes », Ces propos sont de Mungazi Emmanuel un parent qui s’est exprimé sur le mouvement de grève déclenché par les enseignants des écoles catholiques et protestantes depuis ce lundi 30 septembre.
Pour lui, il y a beaucoup de diplômés qui ne sont au chômage par manque d’emploi. Ils ajoutent que si les enseignants refusent de respecter la décision du président de la République, ils doivent être remplacés par ces gens qui ont fini les études et qui n’ont pas d’emplois.
Michel Balola, lui, qualifie la décision des enseignants des écoles catholiques et protestantes de la « non-violence irresponsable ». Il s’étonne de voir les enseignants déclenchés un mouvement de grève dans moins d’un mois de la rentrée scolaire.
Ce dernier ajoute que le fait des enfants de rester à la maison est une perte pour eux et pour les enfants, car ils auront la difficulté de terminer le programme pour le retard d’une semaine qu’ils viennent d’enregistrer.
Furaha Amisi, mère de six enfants dont 4 scolarisés, indique que maintenant les enfants sont exposés à plusieurs dangers comme ils ne vont pas à l’école.
« Moi j’ai laissé mes enfants à la maison, sans savoir ce qu’ils vont faire ni où ils vont aller. Ce qui les exposent aux dangers alors que l’école les épargnent de beaucoup de dangers »,
« Nous étions dans la joie de voir que le gouvernement avait décidé de prendre en charge les enseignants mais le fait de voir encore les enfants à la maison m’attriste », regrette-t-elle.
Disons que les enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques et protestantes avaient décidé d’entre en grève le mercredi 25 septembre pour réclamer l’amélioration de leur salaire.
Ce 30 décembre certains parents qui espéraient au levé de ce mouvement, et qui ont envoyés leurs enfants à l’école, ont été désagréablement surpris de voir que les enseignants ne ce sont pas présenter sur leur lieu de travail.
Des voix commencent à se lever au sein de la population demandant au gouvernement de passer au remplacement des enseignants grévistes.
Claude Musengero, Solange Minani






