16 Jours d’activisme: REJADH échange avec différentes couches sociales sur comment mettre fin aux VSBG

Le Réseau des Enfants et Jeunes Africains pour les Droits Humains REJADH, une organisation qui milite pour la protection et la promotion des droits humains a organisé un café d’échange avec les décideurs politiques, les parlementaires, les leaders religieux et les organisations de la société civile pour réfléchir sur le thème de  » mettre fin aux violences sexuelles et basées sur le genre, concrétiser les politiques et accélérer les engagements » ce vendredi 06 décembre 2019.

Selon Elvis Balola, point focal de REJADH, l’objectif de cet échange est de faire un état de lieu des violences sexuelles et basées sur le genre, de l’effectivité des textes des lois qui promeuvent les droits et libertés fondamentales des femmes, les défis liés à l’éradication et les rôles des parties prenantes donc les décideurs politiques et organisations de la société civile dans la protection des droits des femmes.

Il renseigne que les résultats attendus sont ceux d’aménager les jeunes à prendre connaissance déjà effectués par le gouvernement dans la lutte contre les violences et basées sur le genre, mais aussi les leaders religieux et les décideurs politiques à accélérer et prendre des engagements pour la promotion et la protection des droits humains.

Rutema Innocent, commissaire principal de la police congolaise et commandant de l’unité de prévention de l’enfant et de lutte contre les violences sexuelles et un des panelistes dans ces échanges, a trouvé l’importance de ces échanges dans le sens que ces échanges ont permis aux jeunes de comprendre leur rôle dans la prévention des violences sexuelles et celles liées au genre mais aussi pour appuyer les structures administratives dans cette lutte dans sa partie de prévention.

«Cette activité est très importante en sorte qu’elle réuni les jeunes qui sont les premières victimes et auteurs des violences liées sur le genre et quand j’explique aux jeunes je me sens heureux car à la fois j’explique les activités de la police de protection de l’enfant et de lutte contre les violences et ces activités profitent à la sensibilisation de ces jeunes mêmes. Si on peut organiser chaque fois de telles activités ça peut aider nos jeunes à comprendre le rôle qu’ils sont appelés à jouer dans la prévention et la lutte des violences,» a soutenu Innocent Rutema.

Par ailleurs, grâce à cette  activité, des jeunes ont pu raccourcir le gap existant entre eux et les autorités politiques en abordant de manière objective les questions liées aux droits humains en particulier les droits des femmes qui restent encore en suspens.

Les panelistes quant à leurs tours ont donné les éclaircissements sur le rôle, les stratégies mises en place et les défis aux quels ils font face dans l’éradication des violences sexuelles et celles liées au genre.

Me Thomas Bakenga, secrétaire particulièr du ministre provincial de la justice et représentant du ministre dans cette activité a exprimé le vœu de son ministère de créer un cadre d’échange permanent qui permettra aux organisations intervenant dans la lutte contre des violences sexuelles de se concerter régulièrement et prendre les mesures pour  la sensibilisation. 

L’activité a été organisée à l’hôtel Elisabeth dans la ville de Bukavu en Province du Sud-Kuvu.

Bertin Bulonza

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