10 ans du rapport Mapping: à Goma, la Société Civile et organisations féminines exigent réparation

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Marche de soutien au rapport Mapping ce jeudi à Goma. Ph. Laprunellerdc.info

Ce 1er octobre 2020 coïncide avec le 10ème anniversaire depuis la publication du rapport Mapping. A l’occasion de cette journée, des mouvements citoyens; des organisations féminines ainsi la Société Civile en province du Nord-Kivu; ont organisé une manifestation à Goma avec comme objectif d’exiger la réparation des victimes des différents crimes commis sur toute l’entendue du territoire national; mais aussi l’application des recommandations contenues dans ledit rapport.

Partie du rondpoint BDGEL, en passant par le quartier général de la MONUSCO, cette marche a eu comme point de chute principal le Gouvernorat de province; où un mémorandum a été déposé dans les mains du vice-Gouverneur Madame Marie Lumo Kahombo.

«Animés par l’esprit patriotique, nous considérons qu’après deux décennies de conflit; un état de droit n’est possible qu’à travers une justice transitionnelle; garantissant la non répétition des crimes  et la réparation pour les victimes. Nous tenons à vous exprimer notre inquiétude de voir que 10 ans après la publication du rapport Mapping; sur les graves violations des droits humains commises sur le territoire de la RDC entre Mars 1993 et Juin 2003; Aucune disposition n’a été prise au niveau national en vue de vulgariser ce rapport; et surtout d’exiger que les présumés auteurs des différents  et multiples atrocités soient connus; et déférés en justice pour répondre de leurs actes.» disent-ils dans leur mémo.

Ces derniers rappellent les événements macabres de ces 10 ans «d’impunité» au cours desquelles des compatriotes ont été massacrés, d’autres violés et d’autres enterrés vivants dans des villages du pays, parmi eux des enfants et des femmes.

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Marche de soutien au rapport Mapping ce jeudi à Goma. Ph. Laprunellerdc.info

Ainsi, ces manifestants soutiennent la création d’un Tribunal International pénal pour le Congo; pour punir les auteurs de ces actes qui d’après eux, occupent actuellement des hauts rangs dans les institutions du pays.

«Cela ne va pas donc nous décourager. Nous allons continuer jusqu’à ce que nous obtenions réparation et Justice. Il n’y a pas de développement sans paix. Chacun a sa part de responsabilité et nous devons donc être exigeants; car chacun a sa part de responsabilité dans ce sens.» dit Espoir Ngalukiye du mouvement citoyen Lucha.

Il sied de noter que dans le rapport Mapping, 617 incidents ou crimes assimilables à des crimes de guerre, crime contre l’humanité; et violations du Droit international Humanitaire ont été recensées par les experts de l’ONU sur les crimes commis en RDC; mais jusqu’aujourd’hui, aucun nom des responsables n’a toujours pas été rendu public, et leurs poursuites judiciaires se font toujours attendre.

Freddy Ruvunangiza, depuis Goma

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