Vital Kamerhe: «en matière de rigueur dans la gestion, ils n’ont pas de leçon à donner, ils doivent simplement se taire»

Vital Kamerhe ne veut pas remuer le couteau dans la plaie, mais il tient coûte que coûte à défendre le bilan de l’actuel Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo mais également sa réputation de «bon gestionnaire».

Alors qu’il tente de se faire discret depuis plusieurs mois, c’est lors de la clôture du séminaire de formation des communicateurs de son parti l’UNC vendredi dernier à Fatima que Kamerhe profite pour « répondre» à ses détracteurs.

Non seulement qu’il rejette les accusations de détournement dans l’affaire 15 millions de dollars américains issus des produits pétroliers mais il regrette également que ce soit les mêmes qui ont travaillé sur ce même dossier qui décident de l’amplifier sur la toile.

Il loue par ailleurs le travail fait jusque-là par son allié, le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, dit-il, fait des grands travaux sans des gros moyens. Un exemple qu’il demande aux détracteurs de suivre en demandant comment ils ont fait.

 «Au lieu de se focaliser sur le fait de voir un président de la République, (sans attendre le délai de grâce) commencer les grands travaux sans des gros moyens et poser des questions comment vous avez fait. Allez demander le prix d’une seule passerelle, vous comparez avec le prix d’un saute de mouton qui est vers Echangeur et à ce moment-là vous verrez la rationalité se trouve de quel côté. Allez demander le prix de Bukangalonzo. Si cet argent de Bukangalonzo pouvait être rétribué aux 26 provinces à quotité égale, chaque province allait rayonner. Les Gouverneurs ne seraient pas sous les palmiers, les juges ne seraient pas à pieds…je peux vous citer plusieurs dossiers comme ça…mais ce n’est pas le moment de remuer le couteau dans la plaie» tacle Vital Kamerhe.

A ses détracteurs d’ailleurs, Vital Kamerhe rappelle non seulement des dossiers comme Bukangalonzo, le contrat chinois mais également son passage à la tête de l’Assemblée Nationale. Il leur demande de «se taire», n’ayant pas de leçon à donner.  Celui-ci rappelle par ailleurs que la Coalition FCC-CACH n’a qu’un seul chef : le président Tshisekedi.

«Je voudrai demander aux amis qui ont tenus leur forum quelque part : en matière de gestion, en matière de rigueur dans la gestion, ils n’ont pas de leçon à donner, ils doivent simplement se taire….Il y a beaucoup de dossiers que nous pouvions, en arrivant au pouvoir, exhumer mais au nom de la paix et parce que nous, nous ne sommes pas là pour juger ce que les autres ont fait, nous voulons montrer ce que nous pouvons faire avec les mêmes puisque étant maintenant en coalition, donc la sérénité, la respectabilité, la cohésion…regarder dans la même direction, puisque désormais nous n’avons qu’un seul chef qui s’appelle Félix-Tshisekedi Tshilombo. Voyons voir ce qu’il va faire et l’Assemblée Nationale va jouer son rôle, le Sénat va jouer son rôle…

Il exhorte Cap pour le Changement (UNC, UDPS) mais également le FCC à regarder d’abord le peuple congolais.

“Nous passons beaucoup de temps dans les invectives, les injures alors que le peuple, en nous voyant ensemble, a dit cette fois-ci c’est la bonne. Ensemble, donnons le sourire au peuple congolais » dit-il encore.

Jean-Luc M.

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  • Henoc 1 mois

    Le coût global des travaux, financés par le Trésor public, est de 13,573 millions de dollars, soit 1,939 million de dollars par passerelle. D’après une note technique de l’ACGT, ce montant est ventilé comme suit : 486 866 dollars sont affectés à l’accès, c’est-à-dire les escaliers et les rampes en béton armé (442, 38 m3 de béton et béton armé en tout) sur 30 m de longueur et 4,5 m de largeur, destinées aux personnes à mobilité réduite. Et 247 957, 80 dollars pour la fondation de la passerelle qui repose sur 546, 10 m3 de béton armé, contre 968 146,74 dollars pour sa structure portante en arc et tablier en acier. Chaque passerelle porte 76, 630 tonnes d’aciers inoxydables S400 pour la structure portante en arc, 9, 42 tonnes de tablier métallique en acier inox, 7,5 tonnes d’acier inox pour gardes corps ; 1 400 m² de plexiglas latéral (10,00 mm d’épaisseur), tenus par 3,752 tonnes d’acier inox, 1 680 m² de plexiglas pour la couverture, tenus par 0,960 tonne d’acier inox. Chacune des sept passerelles aura donc 98, 262 tonnes d’acier inox et 988,48 m3 de béton. Autres caractéristiques, la hauteur libre sous passerelle est de 5 mètres. Le concepteur assure de la prise en compte du comportement dynamique et de la stabilité aéro-élastique de la structure. Mais il y a ce poste des dépenses plutôt sujet à caution, et qui a de quoi faire chanceler la structure financière de la passerelle. Il s’agit du poste «frais divers ». Il représente pour chaque passerelle une bagatelle de 238 135, 85 dollars. Selon l’ACGT, les frais divers se rapportent à la gestion du projet et aux actions socio-environnementales. Lesquelles ? Motus. Et pour ce qui est du contrôle et de la surveillance des travaux, c’est aussi l’impasse. L’Agence congolaise des grands travaux fait toutefois savoir qu’ « étant donné la particularité de cette structure métallique, le personnel en charge du contrôle a suivi une formation sur la démarche qualité pour s’assurer de la caractérisation mécanique des matériaux durant toutes les étapes de la mise en œuvre ». Ou encore que la réception des ouvrages sera conditionnée par la satisfaction aux épreuves de chargement par poids morts et par essais dynamiques.

    • Henoc 1 mois

      Congolais il faut bien analyser:
      Le 19 avril 2019, ces entreprises de l’Etat signent des contrats avec quelques sociétés chinoises sous l’égide du ministère des Infrastructures, travaux publics et reconstruction, pour la construction des sauts-de-moutons dans la ville de Kinshasa.

      Durée des travaux, 90 jours

      Quelques carrefours « stratégiques » ont ainsi été identifiés pour abriter ces infrastructures qui, selon leurs initiateurs, visent à éradiquer les embouteillages sur les artères de la ville de Kinshasa.

      Parmi les sites identifiés, on cite le boulevard Lumumba dans sa jonction avec le boulevard Sendwe au niveau de l’avenue Université, le croisement de boulevard Triomphal et Kasa Vubu au niveau du Pont Cabus dans la commune de Kasa-Vubu ; le croisement de l’avenue Libération et sergent Moke au niveau de ASSANEF dans la commune de Lingwala.

      Le boulevard du 30 juin dans sa jonction avec l’avenue libération a également été ciblé. Le rond point Socimat, le rond-point Kitambo magasin, le rond-point Pompage ainsi que la route Matadi au croisement avec l’avenue Lalou figure également parmi les tronçons devant abriter les sauts-de-moutons.

      Selon le contrat, les entreprises chinoises avaient entre sept et dix jours de préparation avant de débuter les travaux proprement dits.

      Quant au coût des travaux pour chaque ouvrage, il varie entre 1,2 millions USD et 4 millions USD par site. Selon les termes du contrat signé, la livraison des sauts-de-moutons devaient intervenir entre trois et quatre mois.

      Quid de l’effectivité des travaux ?
      Depuis la signature du contrat entre le gouvernement congolais et les sociétés chinoises, des tôles bleues jonchent quelques carrefours transformés en chantiers. Du coup, il s’observe des embouteillages interminables sur les quelques endroits où les travaux devaient être réalisés.

      Au sein de l’opinion, on s’interroge depuis des mois sur ce que cachent ces tôles bleues. A première vue, on est tenté de croire que derrière ces tôles il n’y a rien. Face à cette cacophonie, l’Etat se réveille de son sommeil et cherche à comprendre ce qui se passe réellement.

      La première institution à se réveiller, c’est la Présidence de la République. Trois mois après la signature de contrat, aucun béton n’est encore visible à hauteur. Or, le timing fixé pour la livraison des ouvrages est de 90 jours (trois mois).

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