Bukavu: le vendredi 23 mars sera “une journée sans véhicules” pour demander des routes

La société civile du Sud-Kivu a décrété la Journée du vendredi 23 Mars 2018 comme « une Journée sans Véhicules » pour protester contre le délabrement de la voirie urbaine et les routes de la province du Sud-Kivu.

Dans un communiqué signé par son président, le bureau de coordination de la société civile se dit « également exaspérée par la tracasserie routière accrue ainsi que la corruption routière institutionnalisée,  ayant comme conséquences notamment la hausse du prix de transport en commun sur certains axes dans la ville  de Bukavu comme dans les territoires, la hausse de prix de certaines denrées de première nécessité en provenance de territoires, les pannes récurrentes des véhicules et manques à gagner liés à la consommation excessive du carburant ».

Le communiqué indique que celle-ci n’est pas à confondre avec une journée ville morte car tout le monde vaquera paisiblement à ses occupations sans véhicules. « Pour cette journée, seules les motos peuvent circuler » indique Patient Bashombe.

« Nous demandons à tout bon citoyen de la ville de Bukavu  de s’approprier cette action citoyenne pour exiger des autorités provinciales et nationales qu’on nous construise nos routes » dit le communiqué.

La journée sans véhicule a été préconisée avec la société civile et les transporteurs de la province en milieu de la semaine dernière pour exiger la construction des routes en  délabrement très avancé dans la ville et la province. Ils exigent aussi des explications sur la destination des recettes perçues dans les routes de la province.

Adonis Lubambo

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  • […] « Nous pensons qu’il est temps de rappeler au gouvernement provincial et national que la population continue à payer des taxes sur des routes impraticables. La route de Nguba est une honte pour nous tous puisque c’est ça le miroir de la province à l’entrée. Elle doit être réhabilitée ou à défaut bouchée de tous ses nids de poules qui s’y trouvent. Il vous souviendra que les taxis n’arrivent plus à la frontière, ils se limitent au marché de Nguba ou au « Feu Vert », la population en souffre péniblement. En ce qui concerne la route Ruzizi II jusqu’à Major Vangu, il est inacceptable que cette route reste impraticable. Nous venons d’apprendre que les chauffeurs et transporteurs tanzaniens, Ougandais, et autres ont décidé de décharger leurs cargaisons des marchandises où les entreposer au Magasin Général du Rwanda (Magerwa) pour le simple motif que la route n’est pas praticable. Les pétroliers et autres commerçants payent les taxes, impôts sur cette route, en plus 405$ par camion pour taxe et visa pour la construction de cette route de 2.6 kilomètres effectuée par l’entreprise Rubuye. Cette entreprise accuse le gouvernement de ne pas libérer l’argent pour la continuité et la finalisation. C’est la honte. » tranche Patient Bashombe. […]

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